Congo-Kinshasa: L'union sacrée autour de la candidature de Malonda se lézarde

Avec le désaveu public de l'Eglise Kimbanguiste, de la Communauté islamique du Congo et des églises communautaires catholiques, indépendantes, coopte et orthodoxe de la candidature Ronsard Malonda Ngimbi, c'est l'union sacrée de 6 confessions religieuses battue autour de cette candidature qui se fissure sans autre forme de procès.

Alors que c'est quelques jours que la majorité silencieuse, appuyée en cela par les principales confessions religieuses, notamment l'Église catholique et l'Eglise du Christ au Congo (ECC), les partis politiques et principaux mouvements citoyens a commencé à dénoncer le cafouillage ayant entouré la désignation de Ronsard Malinda Ngimbi au poste de président de la CENI, le cercle des pro-Malonda se vide petit à petit. Le premier à quitter le navire, c'est l'église Kimbanguiste qui vient de jeter un gros pavé dans la mare.

Selon le chargé des missions du chef spirituel de cette communauté religieuse, Simon Kimbangu Kiangani, la voix de son église accordée à Ronsard Malonda l'a été de la manière irrégulière. Elle est donc nulle et de nul effet.

« Nous dénonçons avec force que Ronsard Malonda n'est pas candidat (président de la CENI) de l'Église Kimbanguiste », déclare Appo Salima Mwana sur les antennes de TOP CONGO FM.

Dans cette déclaration pour le moins surprenante, Appo Salima affirme que « la déclaration officielle et la mise au point a été faite par l'Eglise Kimbanguiste à travers ses 4 représentants légaux dont les révérends Katembo, Mario, Mududu et Rumba ».

Ces « bambuta », a-t-il enchaîné, ont expliqué clairement au monde entier, à la nation congolaise que l'Église ne reconnaît absolument pas Ronsard Malonda comme étant candidat de l'Église Kimbanguiste". Cette déclaration est authentique, a renchéri le chargé des missions de Simon Kimbangu Kiangani.

Dans la même vaine, la communauté islamique se désolidarise du cercle des pro-Malonda.

« La communauté islamique en RDC (COMICO) ne fait pas partie de 6 confessions religieuses » ayant désigné Ronsard Malonda, affirme l'imam Abdoul Ngoma, qui se présente comme représentant légal adjoint de la COMICO.

« Tout acte posé, dans ce sens, est un faux et n'engage que son auteur qui n'avait ni mandat, ni qualité pour engager la communauté islamique en RDC ».

Pendant ce temps, enchaine l'imam, « la Communauté islamique en RDC croit fermement que cette question (de désignation du représentant des confessions religieuses à la CENI) doit être traitée avec responsabilité afin d'épargner notre peuple des déboires électoraux vécus en 2006, 2011 et 2018 ».

Même son de cloche du côté du Conseil national des églises communautaires catholiques indépendantes, coopte et orthodoxe qui demandent au chef de l'Etat de « tenir compte de toutes les contestations autour de la désignation et l'entérinement de Ronsard Malonda comme président de la CENI ».

On rappelle que le président de la République, Félix Tshisekedi, a déjà oppose son veto à l'initiative cavalière menée par l'Assemblée nationale faisant fi de la clameur publique. Le chef de l'État a appelé, à la faveur du dernier Conseil des ministres, à un processus électoral crédible et au respect de la procédure de désignation du président de la centrale électorale pour garantir un processus transparent de bout en bout.

Plus de: Le Potentiel

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.