Burkina Faso: Le gouvernement réhabilite les chapeaux de Saponé

Au Burkina Faso, le gouvernement poursuit la protection des produits de l'artisanat. Après le fasodanfani, le pagne traditionnel, c'est au tour du célèbre chapeau de Saponé. Confectionné avec de la paille, cet objet de l'artisanat fait la fierté des habitants de la commune de Saponé (à environ 30 km au sud de la capitale) depuis des siècles. Désormais, un logotype sera apposé sur tous les chapeaux produits à Saponé, ce qui limiterait les contrefaçons de ce chapeau en paille, de forme conique et décoré avec du cuir.

Bernard Ouedraogo confectionne les chapeaux à Saponé depuis plusieurs années. Ses clients viennent de l'intérieur et de l'extérieur du pays. Afin de permettre à Bernard et ses camarades artisans de vivre pleinement de leur production, le gouvernement a décidé de réorganiser cette filière : mise en place d'un cahier de charges, protection du chapeau contre la contrefaçon et la fraude... Le processus de labélisation de ce symbole de l'identité culturelle burkinabè vient de commencer.

« Nous allons, avec la coopérative, faire en sorte que tous les produits qui vont sortir d'ici soient donc labellisés de telle sorte que ce produit vas se frayer davantage une plus-value au niveau international et les gens se rendront compte d'où vient le chapeau, par qui il a été fabriqué », a déclaré Harouna Kaboré, ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat.

À Saponé, la commune où sont produits ces chapeaux de paille, les artisans saluent ce processus et espèrent en tirer grand profit.

« Comme c'est aussi un savoir qui se transmet de père en fils, il y a au moins des centaines de familles qui vivent du chapeau de Saponé et cela permet même de scolariser des élèves. Cela permet, en tout cas, de réchauffer aussi les marmites, par moments, chaque soir », indique Serge Zongo, secrétaire général de la coopérative des chapeliers.

Avec le nouveau logotype, le chapeau de Saponé sera désormais identifiable et reconnaissable sur le marché national et international, ce qui, selon le ministre du Commerce, limiterait les risques de confusion.

Plus de: RFI

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