Burkina Faso: Christophe Dabire aux forces vives des Cascades - « Le 11-Décembre à Banfora ne sera pas une fête au rabais »

Durant son séjour dans la région des Cascades, du 2 au 5 juillet 2020, le Premier ministre Christophe Dabiré a rencontré les forces vives de la Comoé et de la Léraba respectivement le 3 et le 4 juillet. A Banfora et à Sindou, il a été question de paix, de cohésion sociale et surtout de l'organisation réussie de la fête nationale du 11 décembre 2020 que la région s'apprête à abriter.

« Mieux vaut tard que jamais », a reconnu le Premier ministre, Christophe Dabiré, qui a effectué sa première visite officielle dans les Cascades du 2 au 5 juillet 2020, depuis sa nomination à la tête du gouvernement burkinabè.

A l'entendre, cette visite était prévue de longue date, mais elle n'a pas pu s'effectuer du fait de contraintes d'agenda, liées aux urgences permanentes que connaît notre pays depuis un certain temps, et pour lesquelles le Premier ministre et l'ensemble du gouvernement sont constamment sollicités.

Toutefois, dira-t-il, c'est un plaisir pour lui d'être venu dans une région « conquise » par ses grands-parents et cependant bien entretenue par ses esclaves que sont les membres des différents groupes ethniques qui l'habitent.

Une parenthèse de parenté à plaisanterie qui lui a été bien rendue aux différentes escales de son parcours, à l'image du chiot que les Lérabéens lui ont remis en guise de cadeau à son arrivée dans la commune de Douna. Durant son séjour, Christophe Dabiré a eu deux rencontres majeures avec les forces vives.

Le 3 juillet, il a rencontré celles de la Comoé et le lendemain 4 juillet, c'est avec une population réconfortée de la Léraba que le Premier ministre a passé la demi-journée à la Maison des jeunes et de la culture.

Selon lui, ces rencontres s'inscrivent dans le cadre global de l'exercice de redevabilité du gouvernement vis-à-vis des citoyens de notre pays, qui tient à cœur au président du Faso. Dans son adresse aux populations des deux provinces, le Premier ministre a rappelé que leur région abritera bientôt les festivités du 11-Décembre.

Il dit avoir visité les chantiers des travaux entrant dans le cadre de ces festivités, et qu'en dépit de certaines difficultés qui existent et qui sont liées à la complexité de l'organisation d'un tel événement, il a pu constater l'état d'évolution des chantiers, et a donné des instructions fermes aux ministres et aux entreprises chargées des travaux, afin que les délais soient respectés.

« J'ai aussi donné des instructions pour que les travaux soient exécutés suivant les cahiers de charges, car les manquements ne seront pas tolérés », a-t-il martelé avant de rassurer l'assistance que « malgré le contexte sécuritaire et sanitaire difficile, je puis vous rassurer que le 11-Décembre à Banfora ne sera pas une fête au rabais, car le gouvernement met tout en œuvre pour que la fête soit belle ».

Toutefois, il a exhorté les populations des Cascades à la patience et à toujours accompagner le gouvernement pour que nous puissions conduire ces travaux à bon port. La seule condition pour que la fête connaisse un franc succès, à en croire le Premier ministre, c'est l'union et la cohésion.

C'est pourquoi il a insisté sur cette question de la cohésion sociale en rappelant le thème de la commémoration, cette année, qui est : « La cohésion nationale et l'engagement patriotique pour un développement durable du Burkina Faso dans un contexte d'insécurité et de Covid-19 ».

Selon lui, la cohésion sociale doit être au cœur de nos préoccupations. Et de relever que malgré l'insécurité et la crise sanitaire que nous vivons, cette cohésion ne doit pas être écornée et doit être construite chaque jour pour faire en sorte que nous avancions résolument vers un développement durable de notre pays.

Christophe Dabiré a également rassuré les Cascadais que face au péril terroriste, le gouvernement qui salue leur mobilisation à ses côtés, est très engagé dans la lutte, à travers des actions multiformes dont la réorganisation et l'équipement de nos Forces de défense et de sécurité ainsi que le renforcement de leurs capacités et effectifs.

A l'entendre, l'histoire nous enseigne que tous les peuples qui ont affronté avec courage de telles épreuves, l'ont réussi grâce à une union sacrée de tous. C'est, pour lui, tout le sens des appels pressants que le président du Faso n'a de cesse de lancer en direction des Burkinabè.

Fort heureusement, se réjouit-il, ces appels ont reçu un écho très favorable et les résultats se font jour. Pour ce qui est de la grogne syndicale, le Premier ministre a également rassuré les forces vives des Cascades, que le gouvernement est disposé à dialoguer avec les partenaires sociaux pour trouver des solutions, et est en passe de résorber ces engagements même si de nouvelles préoccupations apparaissent.

Des mesures ont été prises pour terminer l'année scolaire et il ne reste qu'aux partenaires sociaux à s'inscrire définitivement dans cette dynamique, a-t-il soutenu. Pour le Premier ministre, la population doit savoir que la situation nationale n'est point du tout désespérée.

Aussi a-t-il appelé les forces vives de la région des Cascades, les filles et fils de cette partie du pays, à l'union sacrée, à la fraternité pour le développement de leur région, et à soutenir le gouvernement dont le seul devoir est de travailler pour l'intérêt général.

Avant d'écouter les forces vives et recueillir leurs préoccupations, le Premier ministre leur dit que « c'est à ce prix que nous pourrons ensemble, main dans la main, dessiner l'avenir radieux de la région et du pays tout entier que nous ont légué nos devanciers ».

Tour à tour, l'Administration, les jeunes, les femmes, les anciens et les élus locaux ont exprimé leur engagement auprès du chef de l'Etat et du gouvernement, avant de lancer à leur tour des appels à la cohésion et d'émettre des doléances.

Ces doléances se résument au maillage de la région par les Forces de défense et de sécurité, au statut de l'élu local, à l'emploi et à la lutte contre le chômage des jeunes, à l'autonomisation des femmes, au renforcement des structures sanitaires, au désenclavement, à la maîtrise de l'eau, au marché à bétail et à l'électrification.

A toutes ces doléances, le Premier ministre a apporté des réponses satisfaisantes. Il a pris l'engagement de faire en sorte que les préoccupations qui ont été exprimées, puissent être prises en charge par les ministères de tutelle, et de faire en sorte que dans un proche avenir, on y apporte les réponses appropriées.

Il a surtout salué ceux qui ont fait des propositions allant dans le sens de l'amélioration des actions du gouvernement.

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