Algérie: Le pays dispose d'une marge de manœuvre lui permettant de ne pas recourir à l'endettement extérieur

Alger — Le président du Conseil national économique et social (CNES), Rédha Tir a affirmé, lundi, que l'Algérie "disposait encore d'une marge de manœuvre" lui permettant de ne pas recourir à l'endettement extérieur, relevant que l'économie nationale fait face à des difficultés, mais elle est "loin de l'effondrement".

"L'Algérie dispose encore d'une marge de manœuvre lui permettant de ne pas recourir à l'endettement extérieur. La situation n'est pas aussi grave comme le pensent certains", a déclaré M. Tir, lors de son passage dans l'émission "Dif Essabah" (invité du matin) sur les ondes de la radio I.

"On peut ne pas augmenter les ressources mais il y'a possibilité d'économiser les dépenses spéciales, appelées aussi coûts irrécupérables, et couvrir les coûts des grands projets à l'avenir, en trouvant des solutions de termes de maintenance des structures réalisées à l'instar des routes", a-t-il soutenu.

Pour le président du CNES, "l'économie fait face à des difficultés et nécessite une réforme structurelle. Toutefois, elle est loin de l'effondrement", assurant que ces difficultés sont gérées quotidiennement avec sagesse.

A ce propos, il a rappelé les différentes mesures prises au profit des opérateurs économiques pour faire face aux répercussions de la pandémie du nouveau coronavirus sur les entreprises économiques.

Dans ce sens, M. Tir a fait état d'une coordination continue entre le CNES, le gouvernement et le ministère de l'industrie, ayant permis la mise en oeuvre des réformes structurelles de l'économie nationale, en dépit de la période du confinement pour lutter contre la propagation de la pandémie de la Covid-19, dont la réunion des conditions d'amélioration du climat d'investissement.

Durant la période du confinement, le CNES a élaboré une étude sur la promotion du système des statistiques et une autre sur la transition énergétique, basée sur le comportement du citoyen et comment le convaincre à la nécessité d'économiser l'énergie et d'éviter son gaspillage, outre l'examen du devenir du secteur public non productif, a-t-il expliqué.

Après avoir souligné l'importance de la numérisation, le président du CNES a fait savoir que l'Algérie accusait un retard de vingt ans en matière de numérisation de l'administration.

Dans ce contexte, le même responsable a précisé que le CNES avait entamé, depuis un moment, la numérisation de son administration et avait mis à la disposition des parties concernées, des données et des études sur son portail électronique en trois langues (arabe, français et anglais), ce qui contribuera, selon lui, à redorer l'image de l'Algérie, comme destination d'investissement prometteuse.

L'Algérie est tenue d'exploiter toutes ses ressources autorisées, au titre des conventions internationales, a rappelé M.Tir, soulignant l'importance du domaine de l'environnement du point de vue économique.

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