Congo-Kinshasa: Rejetant la désignation de Malonda à la Céni - L'AFDC-A en ordre de bataille pour défendre la démocratie

Le regroupement politique AFDC-A du sénateur Modeste Bahati Lukwebo dénonce et rejette la désignation « non consensuelle et précipitée » de Ronsard Malonda comme candidat des confessions religieuses à la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Dans un communiqué signé, dimanche 5 juillet à Bruxelles par le sénateur Bahati Lukwebo, l'AFDC-A pose des préalables à la désignation de nouveaux animateurs de la Céni. Ce regroupement politique exige l'examen du rapport sur les trois dernières séquences électorales (2006, 2011 et 2018), ainsi qu'un audit indépendant par une commission spéciale composée des délégués de la Société civile, des observateurs nationaux de la dépense publique, de l'inspection générale des finances et des délégués des Nations Unies, suivi de profondes réformes juridiques, organisationnelles et fonctionnelles de la Céni.

« À toute fin utile, aucun membre de la Céni ne devra faire partie de la nouvelle équipe, tant au niveau national que provincial. A quoi bon d'organiser les élections si les élus seront remplacés par des personnes nommées ? C'est tout simplement un coup d'Etat et une confiscation de la souveraineté du peuple », lit-on dans ce communiqué.

L'AFDC-A porte également un regard sur la situation sécuritaire du pays. « L'AFDC-A constate que les querelles au sommet de l'Etat et, particulièrement, entre le FCC et le CACH empêchent le gouvernement d'assumer ses charges en matière de sécurité et de protection de nos frontières dans bon nombre de provinces, notamment dans le Haut- Katanga, Ituri, Nord-Kivu, Haut-Uélé, Bas-Uélé, Kongo Central, Sud-Ubangi, Kwango et le Tanganyika. Des phénomènes genre sécession, balkanisation, autodétermination réapparaissent dont les auteurs ne se cachent pas et ne sont pas inquiétés. Des individus profèrent des menaces à l'égard des institutions sans que personne ne les interpelle. Tout comme les tribus et clans se liguent, sur fond de corruption et de tribalisme, pour défendre des criminels au mépris de la Constitution. A cette allure, on s'achemine vers la faillite de l'Etat » déplore le regroupement politique de Modeste Bahati.

Par ailleurs, Bahati Lukwebo appelle les institutions du pays à prendre leurs responsabilités face à la crise sécuritaire et socioéconomique du pays : « A ces crises politiques et carence sécuritaire s'ajoute la crise socioéconomique qui étrangle la population et érode le pouvoir d'achat des masses laborieuses (fonctionnaires, militaires et policiers, agents publics, enseignants, médecins, travailleurs, cadres, employeurs, commerçants, investisseurs et agents économiques). Face à la gravité de la situation et à l'incertitude du lendemain, l'AFDC-A, deuxième force politique en RDC, invite les institutions de la République avec leur tête le président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, à assumer, chacune en ce qui la concerne, ses responsabilités en vue de garantir la paix, la sécurité et l'État de droit en vue d'attirer les investissements, de booster la croissance économique et combattre la pauvreté du peuple congolais ».

À cet effet, le président national de l'AFDC-A appelle ses cadres et militants à participer à toutes les manifestations pacifiques visant à défendre la paix, la démocratie, la bonne gouvernance, l'Etat droit et les élections transparentes en RDC.

En ce qui concerne les propositions de lois Minaku-Sakata, l'ADFC-A rejette catégoriquement ces propositions de lois et instruit ses députés nationaux et sénateurs à ne participer « à aucune réunion relative à l'examen de ces propositions qui visent à vider de sa substance le pouvoir judiciaire et à protéger des criminels économiques et violeurs des droits humains ».

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