Sénégal: Attentat à la pudeur - V. Benjamin condamné à un mois ferme

7 Juillet 2020

Employé dans une maison, le prévenu V. Benjamin, âgé de 30 ans, a sauté sur une lavandière mariée pour lui faire des attouchements. Jugé par le tribunal des flagrants délits de Dakar hier, il a été condamné à un mois de prison.

La dame A. Sarr ne va pas oublier de sitôt la date du 9 juin dernier. Mariée et âgée de 18 ans, elle s'était rendue dans une maison sise à l'unité 3 des Parcelles Assainies de Keur Massar pour faire le linge.

Après la lessive, elle était dans une des chambres pour repasser les habits. Subitement, V. Benjamin a surgi dans la pièce située au troisième étage de l'immeuble et l'a bousculée.

La suite, elle l'a racontée hier, à la barre des flagrants délits du Tribunal de grande instance de Dakar : «J'ai commencé à crier, il m'a bâillonnée puis a déchiré ma taille basse et a commencé à me tripoter la poitrine». Précisant que c'était la première fois qu'elle travaillait dans cette maison, A. Sarr a soutenu que ses cris ont interrompu son bourreau dans ses œuvres.

Alors qu'il tentait de s'enfuir, V. Benjamin a été rattrapé par un menuisier et conduit à la police. Attrait pour attentat à la pudeur avec violence, le prévenu a contesté les faits. «Elle ne dit pas la vérité. Certes c'était la première fois que je la voyais.

L'épouse du propriétaire de la maison m'avait demandé de lui apporter les habits. Je ne l'ai pas touchée, n'ai ni enlevé son pagne. Elle est tombée toute seule », s'est défendu le prévenu. Le président lui a demandé s'il a été torturé à la police, mais il a répondu par la négative.

«Vous avez dit que c'est votre amie. Vous n'avez pas touché sa poitrine mais vous lui avez tenu la main. Elle vous a repoussé et elle est tombée. C'est pourquoi elle a été brulée par le fer à repasser», lui dit le juge. «Je ne suis pas tombée», réplique la partie civile.

Pour le parquet, les faits sont établis car il y a acte impudique et absence de consentement et les violences sont avérées. Il a requis deux ans. Conseil de la défense, Me Alassane Diallo a estimé qu'il y a des non-dits.

À son avis, il y a certes des blessures mais pas de violence. Donc, à défaut d'une relaxe au bénéfice du doute, il a demandé une disqualification des faits en violence et voie de fait avec une peine d'avertissement d'autant que la partie civile s'est désistée. Après délibéré, le tribunal l'a suivi en condamnant le prévenu à un mois ferme.

Plus de: Le Soleil

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