Congo-Kinshasa: Education - 2019-2020, une année scolaire pas comme les autres

La pandémie de coronavirus trouble tout sur son passage. Des établissements scolaires et universitaires ne sont pas épargnés. Toutes les années, la date historique de 2 juillet marque la clôture d'une année scolaire. Et c'est au cours de cette journée que les parents d'élèves sont souvent conviés dans des écoles pour assister à la proclamation des résultats de leurs enfants.

Mais, à cause de la présence de la pandémie de Covid-19, le 2 juillet de cette année 2020 est passée inaperçue aux yeux des écoliers et enseignants. Ceux-ci étaient obligés de rester à la maison à cause de l'état d'urgence sanitaire décrété par le Président de la République. Par conséquent, l'année 2020 restera gravée à jamais dans les mémoires des congolaises et congolais pour avoir bousculé le calendrier scolaire publié par le Ministère de l'EPST.

Oui, c'est depuis mardi 24 mars 2020, que le Chef de l'Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, face à la présence de coronavirus, avait décrété l'état d'urgence sanitaire. Parmi les mesures restrictives ou d'accompagnement, il a été décidé de fermer tous les établissements scolaires et universitaires jusqu'à nouvel ordre. Et voici, plus de deux mois, ces lieux d'apprentissage demeurent fermés. Comme l'on pouvait s'y attendre, les inquiétudes se manifestent dans le chef des parents en ce qui concerne la date de la reprise des cours. «J'ai deux enfants qui étudient au complexe scolaire Aurore. Je suis très embêté par leurs questions pour savoir quand est-ce qu'ils vont reprendre avec les cours. L'un veut à tout prix voir par ses propres ses yeux, si son école est fermée ou pas», déclare un parent. Toutefois, il demeure préoccupé en cas d'une année blanche.

"Nous en tant que parents, c'est le problème de passation des classes qui nous inquiètent le plus et au cas où on proclamait cette année blanche, les frais de l'année seront payés comment ?", s'est-il interrogé. La fermeture des écoles inquiète aussi également une personne qui travaille au Collège Saint Joseph. "Nous travaillons ici depuis des années, et celle-ci est la pire de toutes. L'année antérieure, le 2 juillet, à cette heure, dans cette cour, l'on pouvait apercevoir beaucoup de voitures. Les parents et les élèves faisaient des va-et-vient pour connaître les résultats, mais aujourd'hui un mercredi, regardez-vous même, c'est un désert", se plaint-il.

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