Congo-Kinshasa: Procès Tshibola-Mukuna - L'ASADHO saisit le Chef de l'Etat et le Conseil Supérieur de la Magistrature

Le Procès Tshibola-Mukuna fait partie des dossiers pendants et bouillants en justice retenant l'attention d'une grande partie de la population congolaise. Face à l'évolution du dossier, l'Association Africaine des Droits de l'Homme - ASADHO en sigle, a entrepris la démarche consistant à solliciter expressément l'implication de Félix Tshisekedi, Chef de l'Etat et Magistrat suprême de la République, et a saisi le Conseil Supérieur de la Magistrature, en vue de pouvoir régulariser le cours de la procédure du procès.

En effet, après avoir tenu les audiences et avoir été plaidé, le dossier traité au Tribunal de Grande Instance de Kalamu était à la phase nécessitant l'émission du verdict final. Etape à laquelle le juge Kibonge Kinene, bien que le Tribunal se soit déclaré suffisamment éclairé lors des dernières audiences, a exigé et ordonné la réouverture des débats. Il a également désigné les juges Minsay et Bukiabu en remplacement des juges Ndonda et Mwamba qui s'étaient fermement opposés à la réouverture des débats, et qui, d'après quelques investigations de l'ASADHO s'étaient prononcés pour l'acquittement de l'Evêque Pascal Mukuna.

L'affaire avait été prise en délibérée le 17 juin dernier, et trois semaines après, alors que d'aucuns attendaient la sentence, le juge Kibonge s'y est érigé en barrage et a, par ses actions et décisions, bouleversé le cours de la procédure dans son format initial. Et, la dernière audience a eu lieu le vendredi 3 juillet 2020, avec l'absence de l'Evêque Mukuna - pour des préoccupations de santé, ce dernier ayant été représenté par ses avocats.

Devant ce tableau des faits, l'ASADHO estime que tout est mis en musique afin de ne pas permettre à l'Evêque Pascal Mukuna de bien se défendre et en sortir les mains blanches. Et sur ce, elle en appelle à la régularisation de la procédure consistant à la prononciation immédiate du verdict ; et à l'émission des sanctions disciplinaires et pénales à l'égard de la personne du juge Kibonge pour fautes professionnelles et pénales.

C'est ainsi qu'elle a eu à en faire appel au Chef de l'Etat et Magistrat suprême, et à saisir le Conseil Supérieur de la Magistrature, car elle estime que les efforts déployés par les autorités politiques et judiciaires du pays pour un Etat de Droit en RDC méritent de ne pas être comme de l'air pompé dans une chambre à air minée de trous.

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