Madagascar: Banque - Dégringolade effrénée de l'ariary

La monnaie nationale continue sa dégringolade sur le Marché Interbancaire des Devises. Hier, un euro se négociait à quatre-mille trois-cent-quarante ariary. L'ariary perd ainsi de plus en plus de sa valeur par rapport aux monnaies de référence.

En raison des impacts de la pandémie, l'ariary est sur une descente fulgurante ces dernières semaines. Andrianantenaina Ramarifeno, coordonateur national du Cercle des économistes de Madagascar explique. « Avec la crise sanitaire, la balance commerciale a enregistré des gaps considérables. Les exportations ont subi d'importantes baisses de régime pour ne mentionner que le secteur minier qui constitue un des piliers de ces mouvements.

D'un autre côté, notre volume d'importation reste quasi incompressible dans la mesure où la majeure partie des produits que nous consommons sont d'origine étrangère. Le secteur touristique, grand pourvoyeur de devises est aussi à l'arrêt. Ce qui impacte largement notre réserve de devises ».

Ainsi, cette dévaluation de l'ariary commence à inquiéter sérieusement le milieu économique. Celui-ci s'attend à une inflation galopante dans les semaines à venir, dans la mesure où cette forte dépréciation de l'ariary présente des impacts considérables sur le pouvoir d'achat des consommateurs malgaches en ces temps de pandémie.

Plus de: L'Express de Madagascar

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.