Madagascar: Hébergement - Les rapatriés prennent en charge leur quarantaine

Malgré la mobilisation des riverains des sites réquisitionnés où sont placés en quarantaine des civils rapatriés depuis quarante-huit heures, leur maintien dans ces centres va durer. La réquisition de quatre centres de loisirs, et accessoirement hôtels, aux alentours d'Antananarivo s'étend sur deux semaines. L'État s'occupe de la veille sanitaire des rapatriés civils placés dans ces centres étant donné que les militaires sont pris en charge par leurs camps d'origine.

Deux cent treize rapatriés sont venus à bord d'un avion d'une compagnie aérienne étrangère, dont trente-sept marins, quatre gendarmes, onze militaires, huit prêtres et cinquante-deux membres d'une communauté religieuse bloqués au cours d'une mission en Afrique. D'après un responsable, « aucun rapatrié n'est contaminé. Personne n'est porteur de la covid-19 parmi ces rapatriés. Ils sont placés en quarantaine pour quatorze jours et tous les deux jours, des équipes médicales dépêchées par les autorités sanitaires effectuent des visites auprès des personnes dans les quatre sites réquisitionnés. Toutes les quarante huit heures, il y a une prise de température, mais ils ne suivent pas de traitement car ils ne sont pas des malades ».

À Amboanjobe, à quinze kilomètres au sud de la capitale, une contestation a eu lieu à l'arrivée sur place des cars transportant cinquante-deux membres d'une communauté religieuse.

Des éléments des forces de l'ordre aidés des autorités locales ont fait savoir aux habitants d'Amboanjobe que ce ne sont pas des personnes malades de la covid-19 récupérés à partir d'autres centres, contrairement à la rumeur qui a rapidement couru. L'inquiétude de la population environnante de chacun des trois autres centres persiste.

« Leur situation en périphérie justifie le choix de ces centres, dont les propriétaires ont consenti à la réquisition. Les tarifs d'hébergement et de repas ont été convenus d'un commun accord entre les rapatriés qui en assurent le paiement, et les propriétaires des centres. Il est à préciser que ces espaces n'ont plus accueilli de clients en raison du contexte épidémiologique et l'hébergement des rapatriés leur permet une rentrée d'argent. Les rapatriés, pour la plupart des employés d'organisations non gouvernementales et d'organisations religieuses, bénéficient certainement d'un soutien financier, mais l'État n'apporte aucune contribution financière dans la couverture des dépenses de ces personnes arrivées au pays de leur propre gré et par leurs propres moyens. L'État, dans sa mission de préservation de l'ordre public, ne peut s'abstenir de prendre des dispositions sanitaires et sécuritaires », indique toujours le même responsable.

L'auberge Sainte-Jeanne à Talatamaty, le domaine Saint François à Ambatomirahavavy et la Villa verte dans la même localité sont les trois autres centres réquisitionnés, comme l'hôtel Ravinala, et où les rapatriés ont accepté de passer leur quarantaine. Dans quatorze jours, chacun d'eux passera le test d'identification du coronavirus ou PCR et le résultat déterminera l'étape clinique de prise en charge ultérieure en cas de positivité.

Plus de: L'Express de Madagascar

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.