Cameroun: Succession de Paul Biya - Batailles de positionnement dans le sérail.

8 Juillet 2020

Une lutte des « having » contre les « having ». Invectives, joutes oratoires, conflits de positionnement individuelle ou ethnico-collectives, tout y passe. Le peuple d'en-bas des « having not » piaffe.

C'est le journal Pile ou Face, paraissant à Yaoundé qui donne le coup d'envoi sur la Succession de Paul Biya, par un titre for évocateur : « L'éveil du Grand-Nord ». Une sorte de remous commence petit-à-petit à faire surface, indiquant que le Grand Nord du pays est las d'attendre sans mot dire, à propos des projections sur la succession de Paul Biya. Depuis quelques temps, des signaux marquent un changement de cap, indiquant que l'élite nordiste a bel et bien son mot à dire dans le champ politique camerounais. Et du coup, ça commerce véritablement à s'animer.

Une animation que relaye le journal Grand'Afrik d'un politiquement correct : « Les érudits du mensonge d'Etat aux trousses du réalisme du Dr Bayero Fadil ».Après sa sortie médiatique sur l'impact politique du Grand Nord sur le régime actuel, toutes sortes d'invectives sont faites à ce militant de la première heure qui est toujours resté loyal et serviteur du chef de l'Etat, Paul Biya.

Dans la Région du Centre, origine du président au pouvoir Paul Biya, c'est l'homme d'affaire et promoteur des médias, Jean Pierre Amougou Belinga qui récemment a donné un coup de pied dans la fourmilière. En s'attaquant au groupe Beti qui sont les Eton, les Bulu, les Ewondo, les Manguissa, les Nteme, les Mele En des termes trop durs « L'homme Beti est foncièrement paresseux, malhonnête, sournois, cynique et méchant »

Ce qui a provoqué l'ire au sein de ce groupe Ethnique prédominant dans la région. Ce que le journal Reporter qualifie de Cabale contre Jean Pierre Amougou Belinga : « Comme Joseph, trahi par ses frères, il triomphe ». Opérateur économique de renommée internationale, Jean Pierre Amougou Belinga, un bâtisseur humaniste, dévoué et loyal, est victime depuis un certain temps de tentatives, dénigrements, de la part de ses propres frères Beti du Centre. Malgré toutes les élucubrations orchestrées à son encontre par ces détracteurs, l'homme d'affaires, droit dans ses bottes, continue résolument sa bataille pour le développement socioéconomique de son pays.

Pour apaiser les tensions, Info Mati annonce qu'il n'y a « Pas de feu entre élites Beti». De fait, Un groupe " très restreint" de patriarches du Centre, une dizaine au total, soit un patriarche par département, s'est discrètement réuni, hier vers 21 heures à Yaoundé. Objectif, analyser de façon impartiale et sans complaisance, la déplorable situation opposant, en ce moment, certaines de leurs fils. Pour un retour rapide à la paix au sein de la communauté.

Plus de: Camer.be

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.