Burkina Faso: Grève des syndicats - Des services publics réduits au minimum

La Coalition syndicale en lutte contre la baisse du pouvoir d'achat, pour les libertés et la bonne gouvernance a entamé, hier mercredi 8 juillet 2020, une grève de 48 heures contre l'application de l'impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des agents publics. Sidwaya a fait le constat dans quelques services de l'administration publique à Ouagadougou.

Annoncée depuis le 4 juillet dernier, la grève de deux jours de la Coalition syndicale en lutte contre la baisse du pouvoir d'achat, pour les libertés et la bonne gouvernance a débuté, hier mercredi 8 juillet 2020. Ce mouvement d'humeur s'inscrit dans le cadre du combat contre l'application de l'impôt unique pour les traitements et salaires (IUTS) sur les primes et indemnités des travailleurs du public et du parapublic.

Depuis l'application de cette mesure gouvernementale en début d'année 2020, les syndicats avaient annoncé ne jamais baisser la garde. Le constat qui se dégage au premier jour dans l'administration publique à Ouagadougou laisse entrevoir une grève certes suivi, mais avec un service minimum assuré.

La preuve, dans certains établissements sanitaires comme l'hôpital Yalgado Ouédraogo et le centre hospitalier universitaire de Bogodogo, l'équipe de Sidwaya a constaté des services d'urgence (urgence médicale, traumatologie, viscérale..) en plein fonctionnement.

A notre passage à ces endroits, le personnel soignant est à la manœuvre et le traditionnel balai des secours (ambulances) effectif. Dans ces deux grands hôpitaux de la capitale, l'administration fonctionne. La même réalité a été observée aussi au niveau de « La Poste Burkina Faso ».

Dans cette société d'Etat, dont le syndicat est signataire de la plateforme revendicative de la coalition, le service est assuré.

Un des responsables de l'agence principale des recettes, Jean Robert Tapsoba, affirme n'avoir constaté aucune absence dans sa section. « Tous nos guichets sont ouverts et les différents agents sont à leurs postes.

Seul le personnel détenteur d'autorisation d'absence ou de congé administratif manque à l'appel », a-t-il fait savoir. Dans les locaux du Trésor public, l'équipe a observé un service « timide ». Sur les dix guichets au rez-de-chaussée, seul quatre sont restés ouverts. Ils reçoivent et traitent les dossiers des usagers.

La vingtaine de minutes passé devant les guichets a permis de dire voir les agents présents donner de leur mieux. Mais la plupart des services qui, jadis, connaissent une affluence sont restés fermés. Il s'agit notamment des guichets de vente de timbres et d'enregistrement de certains contrats.

Le pasteur André Kaboré, rencontré sur place, a affirmé avoir pu faire un versement. Cependant, d'autres clients n'ont pas eu cette chance en ce jour de grève.

C'est le cas de Alice Sawadogo qui déplore n'avoir pas pu acquérir les timbres, qu'elle était passée payer au Trésor public. « J'ai un dossier que je dois déposer dans un bref délai. Sans les timbres, mon dossier sera incomplet et ne sera pas recevable », a-t-elle déploré.

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