Cote d'Ivoire: Révision de la liste électorale - Le Cndh félicite le gouvernement et la Cei

L'opération de révision de la liste électorale s'est déroulée dans le calme, note avec satisfaction le Conseil national des droits de l'homme (Cndh).

Dans une «déclaration préliminaire» lue, hier, par la présidente Namizata Sangaré, au siège du Conseil, «le Cndh félicite le gouvernement, la Cei et l'ensemble des parties prenantes» de cette opération qui s'est déroulée du 24 juin au 5 juillet.

Après avoir salué la franche collaboration entre les acteurs qui prennent part actuellement au processus électoral, la présidente du Cndh a exhorté toutes les parties à continuer de travailler dans le sens de la préservation de la paix et de la stabilité.

Ce qui, à ses yeux, permettra de consolider le processus démocratique et l'État de droit en Côte d'Ivoire, bien entendu, dans le strict «respect des droits de l'homme».

En fait, au cours de cette opération, le Conseil national des droits de l'homme a dépêché sur le terrain 163 observateurs dans le district d'Abidjan et dans les 31 régions de la Côte d'Ivoire.

«Cette mission a pu visiter 346 centres » dans la capitale économique du pays ainsi que 2 292 dans les autres régions, «soit un total de 2 632 sur 10 848 centres installés par la Cei ». Ce qui donne un taux de 24,26%, précise la déclaration.

Au terme de la mission des observateurs, il ressort que, dans l'ensemble (déroulement, horaires d'ouverture et de fermeture, processus d'enrôlement, matériel utilisé par les agents, sécurité dans les centres, participation des populations, etc.), tout s'est déroulé dans le respect « des dispositions pertinentes des instruments internationaux et régionaux relatives aux droits de l'homme », souligne la déclaration.

Elle assure donc «qu'aucun incident majeur n'a été observé, ni porté à la connaissance des équipes d'observation du Cndh ».

Mais, le Cndh, dans un souci d'amélioration du processus électoral, a formulé des recommandations à l'État de Côte d'Ivoire, à la Cei, aux partis et groupements politiques ainsi qu'à la société civile.

Au gouvernement, il demande de poursuivre «les efforts déployés» en vue de permettre une participation inclusive de toutes les parties prenantes.

Le Cndh suggère aussi que la sécurité soit garantie après l'affichage de la liste électorale. Il veut aussi que l'État fasse en sorte que les droits de l'homme soient garantis durant tout le cycle de l'élection.

Mieux informer les citoyens sur leurs droits électoraux, garantir la participation de tous les acteurs, bien former les agents impliqués dans le processus, procéder régulièrement à la révision de la liste électorale, telles sont, entre autres, les exhortations faites à la Cei.

Aux formations politiques, le Cndh demande notamment qu'elles se conforment aux règles en vigueur en cas de litige, mais aussi renforcent la culture démocratique de leurs militants.

Enfin, mutualiser les ressources et les compétences, accentuer l'éducation civique des citoyens, tels sont les conseils à l'endroit des Ong de la société civile.

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