Gabon: Les Démocrates dénoncent l'article 267 du Code pénal

Beaucoup de voix se lèvent pour crier haut et fort contre les différentes décisions prises par le gouvernement ces derniers jours. Le président du parti Les Démocrates, Guy Nzouba-Ndama a laissé entendre son mécontentement sur la loi du nouveau code pénal dans son article 267. C'était ce mardi 07 juillet 2020 au cours d'une déclaration à Libreville.

Les lois votées ces derniers jours au parlement fâchent beaucoup de Gabonais. Les dispositions qui émanent du nouveau Code pénal ne sont pas perçues d'un bon œil par l'opinion public. En plus de la dépénalisation de l'homosexualité au Gabon, le nouvel article du code pénal n'est pas apprécié de tous.

Récemment lors d'une conférence de presse, le président du parti Les Démocrates n'a pas manqué de critiquer les différentes décisions prises par les autorités gabonaises, notamment l'article 267 du nouveau code pénal, qui dispose clairement que « s'intéresser aux origines, même douteuses, d'un tiers constitue désormais un délit puni à 5 ans de prison et 10 millions de francs CFA d'amende ».

Une décision de plus qui vient fâcher plus d'un. Pour l'ancien Président de l'Assemblée nationale « on voudrait faire croire qu'au Gabon il y aurait un problème de "Gabonité" ». Selon lui, cela donnerait une mauvaise image du Gabon qui pourtant, reste une terre d'accueil pour les expatriés. « Tout laisse penser que les initiateurs de cette loi accuseraient les Gabonaises et les Gabonais de xénophobie, alors que notre pays est l'une des principales terres d'accueil des étrangers ,notamment dans le cadre de l'immigration inter-africaine ».

Guy Nzouba-Ndama s'interroge sur les réelles intentions des autorités gabonaises derrière l'adoption de toutes ces mesures qu'il juge absurdes et impopulaires, et se demande si le gouvernement veut tester la patience de sa population avant d'imposer d'autres décisions encore plus indigestes et inconcevables.

Il assure que le silence de la population aujourd'hui n'est pas signe de résignation éternelle qu'elle ne laissera pas mourir son pays car elle n'a pas de terre de rechange. En mettant en garde la république sur les agissements futurs de la population qui tolère pour le moment cette loi. « Il serait alors trop tard quand le Gouvernement comprendra que ce silence n'était que le signe annonciateur du calme qui précède les grandes tempêtes » professe-t-il.

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