Cote d'Ivoire: Amadou Gon Coulibaly - Ce que les Ivoiriens pensent de son décès

Le Premier ministre ivoirien et candidat du RHDP à la présidentielle d'octobre, Amadou Gon Coulibaly, est mort mercredi à 61 ans, des suites de problèmes cardiaques.

Au sein de la classe politique ivoirienne, les principaux partis politiques ont aussitôt réagi à la disparition d'Amadou Gon Coulibaly.

Le Parti démocratique de Côte d'ivoire, (PDCI) a été la première formation politique à exprimer sa compassion au président ivoirien, Alassane Ouattara, puis à rendre un hommage au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, avant de saluer son ardeur au travail et sa fidélité à ses convictions politiques.

Unanimité autour de l'oeuvre de AGC

Le FPI (Front populaire ivoirien) de Pascal Affi N'Guessan a salué la mémoire d'un haut cadre de l'Etat. Pour sa part, Adama Bictogo, directeur exécutif du parti au pouvoir, le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), le parti au pouvoir vient de perdre un chef, un candidat. "C'est un moment très difficile sur le plan humain, affectif, mais aussi sur le plan politique, il nous laisse un grand vide", dit Adama Bictogo.

Dans les rues d'Abidjan, les populations ont reçu la nouvelle de la mort de leur premier ministre comme un coup de massue.

"Ça, c'est un coup dur pour la Côte d'Ivoire", soupire un habitant de la capitale économique de Côte d'Ivoire.

"Avec le décès du Premier ministre, je suis affligé", lance un autre. "C'est un pincement au cœur franchement. Bon, bref on fait avec. C'est vraiment touchant pour le peuple ivoirien et puis bon on fait avec", confie un autre habitant d'Abidjan tandis qu'une dame parle d'une "très mauvaise nouvelle" et demande à Dieu "de fortifier sa famille politique et biologique".

Le défi de trouver un autre candidat

Le Premier ministre ivoirien souffrait de problèmes cardiaques et avait été évacué en mai 2020 en France. Après deux mois d'hospitalisation, il avait regagné Abidjan le 2 juillet.

Il était le candidat de la coalition au pouvoir, le RHDP, à la présidentielle d'octobre. "Je pense qu'il aurait pu rester où il était (en Europe) pour ses soins et décliner sa candidature à la prochaine présidentielle et quitter aussi son poste de Premier ministre", estime un habitant d'Abidjan.

Avec ce décès, les dés sont à nouveau lancés pour trouver un successeur au président sortant Alassane Ouattara. C'est un sérieux coup dur pour le RHDP qui pensait jusque-là avoir une longueur d'avance sur ses adversaires politiques, en étant le premier parti à désigner son candidat pour la présidentielle de 2020. Mais aujourd'hui, avec la disparition d'Amadou Gon Coulibaly, tout est presqu'à reprendre au RHDP pour se trouver un autre candidat.

Plus de: DW

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