Ile Maurice: Reeaz Chuttoo - «La CSG semble intéressante mais... »

«La projection d'avenir de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) paraît intéressante, sauf qu'il n'y a pas assez d'explications autour. Et c'est inquiétant.» C'est ce qu'a affirmé le président de la Confédération des travailleurs du secteur privé et public (CTSP), Reeaz Chuttoo, lors d'une conférence de presse à Rose-Hill, ce jeudi 9 juillet.

«L'on dit que la CSG sera applicable à tout le monde. Est-ce que les fonctionnaires vont contribuer aussi, ou ce sont seulement les employés du privé qui le feront ? On n'a pas encore de réponse. L'on dit aussi que la pension de vieillesse restera à Rs 9 000. Cela inquiète le travailleur du privé. Car année après année, il y aura une érosion de sa pension et la perte du pouvoir d'achat» souligne Reeaz Chuttoo. D'où son appel au ministre des Finances, Renganaden Padayachy, de convoquer le Pension Reforms Committee ou toute autre plateforme en vue de consultations. D'ajouter que «certains actuaires parlent de Ponzi Scheme. Le peuple a le droit de savoir ce que c'est. Et le gouvernement a l'obligation légitime et morale de tenir des consultations car Maurice a ratifié la convention concernant la consultation tripartite.»

Pour sa part, la secrétaire générale de la CTSP, Jane Ragoo, s'est attardée sur le sort des éboueurs, soit ces frontliners dont on n'en parle pas. «C'est vrai qu'il leur revient de revendiquer leurs droits. Sauf qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils ont eux aussi des droits. Ils semblent étonner quand on leur apprend qu'il y a des lois qui peuvent les protéger. Ils ne sont pas au courant car ils ne savent pas lire et écrire. On ne peut pas les regarder ainsi. On voit comment ils se mélangent aux déchets afin que notre pays puisse rester propre» fait-elle ressortir.

Jane Ragoo déplore, dans la foulée, que le ministère du Travail, qui s'occupe des conditions de travail, et le département Occupational safety and health (OSH) sous ce même ministère et chargé de la santé et la sécurité des employés se renvoient la balle lorsqu'il s'agit des éboueurs. «Ils méritent un salaire, des conditions ainsi qu'un environnement décent et sans risque pour leur santé. Car, ils peuvent transporter n'importe quelle maladie contractée sur leur lieu de travail chez eux. Il y a de différents vaccins, tels que l'hépatite B, qu'ils peuvent faire pour se protéger. Mais ils ne sont pas au courant. On doit avoir de la compassion pour ces gens-là» déclare Jane Ragoo.

Plus de: L'Express

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