Congo-Kinshasa: Me Eric Moutet - « L'intention de Global Witness et PPLAAF était de diffamer Afriland First Bank »

« Global Witness et la plateforme de protection des lanceurs d'alerte (PPLAAF) ont un agenda caché avec intention de nuire à Afriland First Bank Congo ». C'est la dénonciation faite, au cours d'un point de presse mercredi 8 juillet à Kinshasa par Me Eric Moutet, avocat d'Afriland First Bank.

De manière explicite, Me Eric Moutet a fait part à la presse de certains faits qui démontrent l'intention de ces deux Ong internationales. C'est, notamment leur refus d'audit contradictoire alors que l'offre leur avait été faite de désigner un expert indépendant pour vérifier les preuves et autres allégations contenues dans leur rapport. Dans ce document de 50 pages publié par Global Witness et PLAAF, les deux organisations accusent l'homme d'affaires israélien Dan Gertler d'avoir contourné les sanctions américaines ordonnées par le Trésor depuis décembre 2017.

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Global Witness et PPLAAF ont refusé l'examen contradictoire des preuves.

« Dans leur rapport, les deux Ongs ont dit qu'elles n'avaient pas de preuves des activités criminelles. Ça saute aux yeux qu'il y a un agenda caché, qu'il y avait l'intention de nuire », a indiqué l'avocat d'Afriland First Bank. Et d'ajouter : « Nulle part dans le rapport publié début juillet, les deux organisations (Global Witness et PPLAAF) n'ont apporté la preuve qu'Afriland First Bank a accompli des transactions qui auraient frauduleusement profité à l'homme d'affaires israélien, Dan Gertler ».

Ainsi pour l'avocat d'Afriland First Bank et Dan Gertler, tout est clair, l'objectif premier était donc de salir puis de diffamer Afriland First Bank.

« Dan Gertler et Afriland First Bank sont des victimes collatérales », a fait savoir Me Eric Moutet. C'est ce qui explique la plainte déposée au Parquet de Paris contre ces deux organisations pour «vol, corruption, faux et usage de faux ».

Dans cette plainte, il est aussi reproché à Global Witness et à PPLAAF d'avoir corrompu les agents d'Afriland First Bank pour entrer illicitement en possession des documents d'un de ses clients et aussi, d'avoir recouru à des menaces et autres chantages, lors de sa collecte des données.

«Leurs représentants ont adressé une correspondance dans laquelle ils proféraient des menaces à l'endroit de la Banque si elle ne livrait pas les secrets de ses clients, ils vont publier l'enquête à charge. Nous dénonçons ce chantage, cette menace honteuse », a fait savoir Me Eric Moutet. Il explicite ouvertement que « la Banque ne se reproche de rien. Les deux Ong internationales n'ont pas de preuves. Il y a des fichiers tronqués. On parle des dépôts en cash alors que les personnes mises en cause dans cette opération, n'étaient même pas au Congo pendant la période indiquée ».

L'avocat d'Afrilands First Bank tient dans sa démarche à ce que la justice rétablisse la vérité par rapport aux allégations « mensongères et diffamatoires » débitées par les deux Ong internationales. Ce qui contribuerait ainsi à laver l'image d'Afrilands First Bank suite à cette attaque non justifiée.

Optimiste quant à la suite de sa plainte déposée au parquet de Paris, l'avocat d'Afriland First Bank révèle qu'à Kinshasa, une action sera intentée contre les deux salariés de la Banque qui avaient subtilisé des fichiers.

Pitshou Mulumba

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