Ethiopie: Le Premier ministre livre sa version des faits après les dernières violences

Abiy Ahmed , Premier ministre éthiopien

Dans un long communiqué en anglais, publié mercredi soir, le bureau du Premier ministre Abiy Ahmed a fourni sa version des faits après les violences de la semaine dernière, qui ont fait plus de 200 morts. Il a affirmé que justice serait rendue après l'assassinat « inquiétant et tragique » du chanteur Hachalu Hundessa qui a déclenché la colère de la jeunesse oromo. Et il a notamment suggéré que les opposants arrêtés, dont son célèbre rival Jawar Mohammed, pourraient être liés à son assassinat.

Sans encore nommer personne, cette fois le bureau du Premier ministre est un peu plus explicite. Il dénonce les « tentatives incessantes » de « forces en recul » voulant aggraver « les tensions existantes », notamment via des médias obsédés par les rancœurs ethniques. Et dit que les opposants oromos et amharas incarcérés n'ont pas été « arrêtés en raison de leurs opinions politiques », mais pour leur « implication alléguée dans le crime et pour avoir sapé l'ordre constitutionnel ».

Dans un long développement, il explique en effet que le chanteur Hachalu Hundessa était accusé par l'opposition radicale d'avoir abandonné la cause oromo et d'avoir pris parti pour les « naftegna », un terme injurieux désignant les Amharas et leurs complices. Et qu'Hachalu Hundessa avait dû venir se défendre de cette accusation sur la chaîne de télévision de Jawar Mohammed peu avant sa mort.

Le bureau d'Abiy Ahmed raconte ensuite la journée où tout a basculé, au lendemain du meurtre, et notamment comment selon lui Jawar Mohammed et les siens avaient détourné le convoi mortuaire du chanteur contre la volonté de sa famille. Après quoi, ils auraient dirigé une attaque contre la permanence du parti du Premier ministre, puis contre l'immeuble où siégeait alors en urgence l'exécutif régional de l'Oromia.

Plus de: RFI

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