Madagascar: Emploi - Intensifications des mesures d'inspection

Le capital humain en temps de pandémie constitue une priorité pour les entreprises. Les inspecteurs du travail y veillent.

Renforcer les interventions au sein des entreprises en ce qui concerne la mise en œuvre des mesures de santé et de sécurité pour les travailleurs. C'est ce qu'annonce le plan multisectoriel d'urgence dans le volet consacré au secteur privé qui continue de tourner malgré l'état d'urgence sanitaire. Le secteur privé concerne les entreprises du secteur formel constitué entre autres de plus de trois cent quarante mille sociétés, coopératives et entreprises individuelles.

Sans compter les entreprises du secteur informel non agricole qui sont évalués à plus de deux millions deux cent mille. Selon le groupement des associations des travailleurs, près de 70% de toutes ces entreprises maintiennent tant bien que mal leurs activités en ces temps de pandémie et dans des conditions de sécurité santé qui diffèrent selon les moyens et les possibilités de chaque entreprise.

« Le renforcement des capacités d'intervention de l'inspection du travail dans la mise en œuvre des différents mesures de santé et de sécurité de travail dans les entreprises peu s'interpréter de beaucoup de manières. Il peut s'agir de renforcement de compétence au niveau des inspecteurs dans le cadre de formation en collaboration avec le bureau international du travail comme il peut aussi s'agir de la multiplication des descentes d'inspection au sein des entreprises en ces temps de crise où la sécurité du travailleur doit constituer une priorité pour les employeurs » explique Jerson Razafimanantsoa, directeur général du Travail et des Lois sociales. Une façon pour ce responsable d'annoncer qu'il se peut que les inspecteurs du travail se retrouvent à effectuer le double des descentes dans les entreprises par rapport à ce qui se fait en temps normal.

Investissement

Pour les entreprises privées, il appartient aux responsables d'établir une méthodologie de travail permettant de continuer leurs activités comme il se doit, mais en accord avec les directives ministérielles. Cependant, ces mesures de sécurité tendent à décupler les coûts logistiques pour les entreprises en impactant lourdement sur les trésoreries de ces dernières.

« Les règles sont strictes au niveau de la santé et de la sécurité. Il a fallu prendre des mesures drastiques pour pouvoir continuer notre activité en temps de crise. Nous évaluons à près de quarante-cinq millions d'ariary les coûts des mesures que nous avons prises depuis ces dernières semaines, depuis que le virus a été déclaré officiellement présent au pays. La primeur réside dans la sécurité de nos collaborateurs avant tout. Les box de travail ont été réduits à un seul agent si en temps normal un box peut en accueillir deux » détaille le responsable d'un centre d'appel de la capitale. Les règles sont strictes au niveau de la santé et de la sécurité. Selon l'inspection du travail, les sociétés qui maintiennent leurs activités doivent ainsi s'assurer que les mesures soient scrupuleusement respectées.

Plus de: L'Express de Madagascar

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