Madagascar: Escroquerie - Le commandant des FIP Antsiranana jeté en prison

Attaqué en justice pour une affaire d'escroquerie aux préjudices d'un opérateur de la filière aurifère, un commissaire de police a été placé sous mandat de dépôt.

Le Pôle Anti-Corruption (PAC), a scellé de sort d'un commissaire de police. Entendu pour une affaire d'escroquerie, le commandant des Forces d'Intervention de la Police (FIP) d' Antsiranana a été placé en détention préventive. D'après les informations communiquées, l'officier-supérieur est incarcéré à la maison centrale d'Antanimora au terme de son instruction qui s'est effectuée avant-hier. Attaqué en justice pour escroquerie dont les préjudices déclarés par la victime s'élève à plusieurs centaines de millions d'ariary, le chef des forces d'intervention de la police de la province d'Antsiranana n'a pas échappé à la prison au l'issue de son interrogatoire.

Avant qu'il ne rejoigne son dernier poste à Antsiranana, cet officier-supérieur avait servi auprès de la police des Mines à Antananarivo, où il n'a pas fait long feu. De source auprès du service communication et des relations avec les institutions auprès du ministère de la Sécurité publique, l'étau s'est resserré autour du commandant des FIP d'Antsiranana après que celui-ci ait pris dans ses pièges un opérateur économique de la filière aurifère.

Bouclier tombé

En usant de subterfuges, il aurait roulé dans la farine la victime en lui faisant croire qu'il était en possession d'une assez conséquente quantité d'or, qui au final s'est avéré inexistante, bien qu'une importante somme d'argent avait déjà été versé. Las des nombreuses stériles démarches à l'amiable qu'il avait tentées, l'opérateur économique s'en était remis au final à la justice.

Au-delà de la peur de se heurter à un commissaire de police qui de surcroît se trouve à la tête des forces d'intervention d'Antsiranana, la victime a pris son courage à deux mains pour que justice soit rendue. Le bouclier de l'officier-supérieur est tombé lorsque le parquet a arraché une autorisation de poursuite. L'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), seule entité habilitée à diligenter des enquêtes préliminaires dans toute affaire et poursuite judiciaires où de policiers sont éclaboussés, a été saisie de l'affaire.

Une source auprès de cette structure de police judiciaire révèle que le prévenu a fait l'objet de cinq plaintes.

Sitôt en possession du dossier, l'Inspection Générale de la Police nationale s'est attelée au transfert sur Tana du commissaire incriminé. Avant son passage au parquet, il a été placé sous surveillance au camp des forces d'intervention de la police nationale à Antananarivo.

Plus de: L'Express de Madagascar

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