Algérie: Start-up - Prochaine mise en place d'un Fonds de financement des projets innovants

Ain Defla — Un Fonds de financement des start-up sera mis en place "bientôt" dans le but d'aider les porteurs de projets innovants, a annoncé samedi à Khémis Miliana (Aïn Defla) le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'économie de la connaissance et des Start up, Yacine El-Mehdi Walid.

"Dans le but d'aider les porteurs de projets innovants, notre département s'attelle à mettre en place un Fonds de financement des start-up dont le lancement est prévu pour bientôt", a fait savoir M. Walid en marge de sa visite à l'entreprise "S. Five Groupe" spécialisée dans le traitement des eaux utilisés, mais qui s'est lancée depuis l'avènement de la pandémie du Covid-19 dans la confection de machines fabriquant des masques de protection buccale ainsi que des équipements de stérilisation.

Il a dans ce sens précisé que ce fonds, régi par des mécanismes de financement "plus en adéquation avec les start-up", peut même s'adapter aux préceptes de la religion dans le domaine des pratiques financières (absence d'intérêt).

Selon lui, le Fonds en question permettra d'assurer un financement à travers un crédit comme ce fut le cas dans le dispositif de l'ANSEJ, mais à travers l'entrée au capital de la société, "une procédure impliquant l'échange d'un apport contre les parts de cette société", a-t-il expliqué.

"J'estime que c'est la meilleure façon de financer les start-up, laquelle tranche avec la manière en vogue par le passé consistant à se limiter à l'octroi des crédits aux propriétaires des petites entreprises", a-t-il soutenu.

Evoquant les jeunes confrontés à l'écueil du foncier dans la concrétisation de leurs projets, il a observé que la loi de finances complémentaires (LFC 2020) comporte des facilités en matière d'acquisition de foncier.

S'attardant sur la société "S.Five Groupe", il a noté que celle-ci a accompli un "travail extraordinaire" dans la mesure où elle a mis au point une machine fabriquant des bavettes en un laps de temps n'excédant pas les 25 jours.

Mais ce qui caractérise le plus cette société est le fait qu'elle se base sur le reverse engineering, un procédé consistant à maîtriser le fonctionnement d'une machine fabriquée à l'étranger en vue d'en réaliser une semblable en tous points de vue à l'échelle locale.

"Le plus important à retenir dans tout cela, c'est que les prix des équipements ou machines réalisés par ces sociétés sont concurrentiels par rapport à ceux importés par l'Algérie, n'excédant parfois pas le 10 % de la valeur de celles assurant la même fonction et qui sont produites à l'étranger", a-t-il détaillé.

Pour lui, le fait que cette société soit implantée à Khémis Miliana conforte l'idée que le génie algérien n'est pas propre à la capitale mais concerne le pays dans son ensemble, affirmant que l'ère de l'importation d'équipements susceptibles d'être produits localement est "révolue".

Par ailleurs, il a estimé que la pandémie du Covid-19 a incité à la recherche de tendances et créneaux ayant trait l'économie numérique (applications, solutions intelligentes ) susceptibles d'intéresser les jeunes en quête d'innovation.

De son côté, le président de la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), Abdelhakim Berrah, a fait part d'un travail mené depuis quelques années en vue de connaître les sociétés innovantes et productrices de valeur ajoutée, "en perspective de leur éventuel intégration à la bourse".

A la fin de sa visite, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l'économie de la connaissance et des Start up a animé une rencontre à la salle de réunion de la wilaya avec les jeunes innovants et les gérants de start-up, débattant longuement de leurs préoccupations axées notamment sur le financement et à la commercialisation de leurs produits.

Tout en mettant l'accent sur le fait que le projet doit être "viable économiquement", il a réitéré la volonté de l'Etat à soutenir les jeunes détenteurs de projets innovants.

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