Maroc: Fitch confirme à la SCR sa notation AAA avec une perspective "stable"

L'agence salue la performance financière du réassureur national et son niveau de rentabilité élevé

La Société centrale de réassurance (SCR), filiale du Groupe CDG, a vu sa notation confirmée par l'agence de notation Fitch qui lui a renouvelé, le 25 Juin 2020, le grade "AAA (mar)" avec une perspective "stable".

Cette notation reflète, selon Fitch, la position de leader de la SCR sur le marché marocain, sa forte capitalisation et ses solides performances en termes de souscription qui ont permis au réassureur national d'être résilient face à la crise récente induite par le Covid-19, indique la SCR dans un communiqué. Cette appréciation, qui tient compte de l'impact de la pandémie de coronavirus y compris son impact économique sur la base d'un ensemble d'hypothèses, confirme, selon Fitch, que la solidité financière de la SCR ne sera pas amenée à se dégrader, souligne le communiqué, relevant que l'agence considère que le niveau de capitalisation de la SCR demeure élevé et ne prévoit pas de détérioration significative du fait du ralentissement économique résultant de la pandémie.

L'agence de notation Fitch salue la performance financière de la SCR et son niveau de rentabilité élevé, matérialisé par une amélioration du ratio combiné de 7 points (85% en 2019 vs 92% en 2018) et le maintien d'un ROE stable à 11% tel qu'évalué par l'agence de notation, rapporte la MAP.

Fitch estime, en outre, que la performance technique de la SCR demeurera favorable à sa note de solidité financière du fait de l'exclusion explicite des risques de pandémie et de maladies infectieuses dans la grande majorité de son portefeuille de souscription, selon la même source, qui fait savoir que la note obtenue par la SCR est "la plus élevée délivrée par Fitch à l'échelle nationale".

Créée en 1960 par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), la Société centrale de réassurance, premier réassureur du Maroc, a pour vocation d'accompagner les grands chantiers du Maroc en réassurant les risques relatifs aux projets. Elle occupe aujourd'hui une position de leader sur le marché marocain de la réassurance et joue un rôle d'investisseur institutionnel en participant à la conservation des primes au niveau national et à la mobilisation de l'épargne dans l'économie du pays.

Acteur historique de la réassurance nationale, la SCR grâce à sa longue expérience, à son expertise et à sa parfaite connaissance des marchés internationaux de réassurance, met le marché marocain à l'abri des turbulences internationales en matière de conditions de réassurance. La SCR gère un portefeuille de 300 clients et opère dans plus de 50 pays notamment en Afrique et au Moyen-Orient ainsi qu'en Inde et en Chine.

Sur le plan international, la SCR qui compte parmi les plus anciennes sociétés de réassurance en Afrique et Moyen-Orient, et disposant de 3 bureaux de contacts (Rwanda, Egypte et Côte d'Ivoire), a apporté une contribution effective à la création et aux activités d'organismes régionaux comme l'Union générale arabe d'assurance et l'Organisation africaine d'assurances. Elle a également œuvré à la création des sociétés régionales comme la Société arabe de réassurance et la Société africaine de réassurance, d'abord au stade des études qui ont abouti à leur création, ensuite comme membre fondateur et actionnaire. En 2019, la SCR a émis pour 2017.28 millions de dirhams de primes émises avec un résultat net de 277.91 millions de dirhams

L'AMMC vise le programme d'émission de billets de trésorerie de Jet Contractors

L'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a visé, récemment, la mise à jour annuelle du dossier d'information relatif au programme d'émission de billets de trésorerie de Jet Contractors.

Selon un communiqué de l'AMMC, le plafond du programme d'émission s'élève à 200 millions de dirhams (MDH), pour une valeur nominale unitaire de 100.000 dirhams et une maturité de 10 jours à 12 mois.

Le taux d'intérêt est fixe et est déterminé pour chaque émission en fonction des conditions du marché, précise l'AMMC.

Jet Contractors vise à travers ce programme, mis en place initialement le 5 décembre 2012, à optimiser le coût de financement à court terme en substituant, de manière partielle ou totale, les concours bancaires existants par des billets de trésorerie, à faire face à ses besoins de trésorerie ponctuels induits par des variations de besoin en fonds de roulement en cours d'année (portées par les fluctuations de délais de paiement des différentes contreparties de la société). Le groupe ambitionne également de diversifier les sources de financement pour une meilleure négociation avec ses partenaires financiers et de consolider son image auprès des investisseurs institutionnels à travers une visibilité accrue sur le marché de capitaux.

Hausse de l'investissement étranger en titres d'OPCVM

Le montant de l'investissement étranger en titres d'Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) a atteint 2,9 milliards de dirhams (MMDH), en augmentation de 59,39%, selon l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

Les personnes morales étrangères non résidentes sont les premiers contributeurs dans cet investissement avec un total de 1,14 MMDH, soit 39,31% du total des montants investis, suivies par les personnes physiques résidentes et les Marocains résidant à l'étranger (MRE) avec des parts respectives de 25,96% et 22,33%, précise l'AMMC dans son rapport sur l'investissement étranger et instruments financiers au titre de l'année 2019.

Ce rapport fait aussi ressortir que la part détenue par les étrangers dans l'actif net global des OPCVM demeure insignifiante, passant de 0,43% en 2018 à 0,46% l'année écoulée.

La part de l'investissement des personnes morales dans ce véhicule d'investissement a, de son côté, connu une nette hausse à 1,22 MMDH, soit 48% de l'investissement étranger en titres d'OPCVM contre moins de 10% de l'investissement étranger un an auparavant.

En outre, l'AMMC fait savoir que l'analyse de la répartition de l'investissement étranger en titres d'OPCVM en 2019 met en évidence une préférence pour les OPCVM monétaires avec une part de 52%, suivis par les OPCVM "obligations court terme" et les OPCVM "obligations moyen long terme" avec des parts respectives de 22% et 10%.

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