Gabon: Nzouba-Ndama lance officiellement la pétition contre la dépénalisation de l'homosexualité

13 Juillet 2020

Le Président de Les Démocrates Guy Nzouba-Ndama a officiellement lancé la pétition en annulation de la loi contre la dépénalisation de l'homosexualité ce dimanche 12 juillet 2020 au siège de sa formation politique. Plusieurs responsables d'autres partis politiques de l'opposition ont été du rendez-vous pour dire non à cette loi qualifiée d' « impopulaire » par beaucoup d'entre eux.

La loi relative à la dépénalisation de l'homosexualité a été votée par l'Assemblée nationale et le Senat, promulguée par le Chef de l'Etat, est matière à débat. C'est un sujet qui fâche et divise l'opinion gabonaise dans son ensemble. Opposés à cette loi, qui selon les partisans et sympathisants de Les Démocrates, avilit les us et coutumes en terre gabonaise, ces derniers demandent le retrait pur et simple de ladite loi. Pour l'ancien Président de l'Assemblée nationale, le gouvernement a rompu la trêve en introduisant un sujet polémique. Un sujet qui, selon lui, n'avait pas sa place dans le contexte actuel. Il l'introduit en utilisant la ruse.

Pour Guy Nzouba Ndama, le gouvernement a rusé avec le peuple gabonais. Il estime que c'est indigne d'un gouvernement. Celui-ci devait avoir le courage d'assumer leur responsabilité, insiste-t-il. Ce sujet, de son point de vue, fait entrer le Gabon dans une nouvelle civilisation. « Nous pensons que ceci ne peut pas se passer comme une lettre à la poste, c'est pour cela que nous faisons appel à toutes les âmes de bonne volonté, à toutes les Gabonaises et à tous les Gabonais qui veulent contester contre cette dépénalisation de l'homosexualité, à venir signer cette pétition ».

Pour le Président de Les Démocrates, Guy Nzouba-Ndama rien n'est perdu. Cette pétition permet de faire bouger les lignes. Il a rappelé la définition du gouvernement qui est « le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple. Un gouvernement, lorsqu'il s'engage dans une action et qu'il se rend compte que la majorité des citoyens est opposée à ses actions, il doit pouvoir reculer. C'est la raison pour laquelle nous faisons appel, non plus au gouvernement, mais au magistrat suprême du pays pour qu'il comprenne que les Gabonais et Gabonaises ne veulent pas de cette dépénalisation », a-t-il renchéri.

« Le gouvernement de la République a introduit au parlement qui l'a adopté, le projet de loi portant révision du Code pénal promulgué par le Président de la République le 30 juin 2020. Laquelle révision contient des dispositions qui dépénalisent homosexualité en république gabonaise. Attaché à nos valeurs sociales profondes et traditionnelles, à notre patrimoine culturel et spirituel protégés par la Constitution ; mais aussi à nos croyances religieuses, Je dis non à la dépénalisation de l'homosexualité au Gabon ». C'est ce que l'on pouvait lire avant la signature de la pétition par plusieurs hommes et femmes politiques de l'opposition.

Le Président de Les Démocrates et ses partisans disent tenir aux valeurs culturelles, aux us et coutumes en terre gabonaise. Aussi, a-t- il rappelé à des fins utiles que le Président de la République avait dit le 16 octobre 2016 « qu'il sera heureux que lorsque les Gabonais seront heureux ».

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