Mali: Le chef de l'Etat annule le décret de nomination des membres de la Cour constitutionnelle

Pour apaiser les esprits des populations et contrer les violentes manifestations qui ont secoué son pays le 10 juillet le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, s'est adressé le week-end dernier à la nation, annonçant la révocation du décret de nomination des membres de la Cour constitutionnelle. Une des revendications clés des manifestants.

« Suite aux nombreuses analyses, consultations et sollicitations sur la crise post-électorale et, pour sauvegarder et préserver la vie des populations et celle des membres restants de la Cour constitutionnelle, j'ai décidé d'abroger le décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle et d'aller vers la mise en œuvre des recommandations issues de la mission de la Cedeao », a déclaré le chef de l'Etat malien, Ibrahim Boubacar Keita, avant de spécifier que la dissolution de la Cour constitutionnelle conduira dès la semaine prochaine à la désignation des membres compétentes afin que cette cour reconstituée les aide rapidement à trouver les solutions aux contentieux issus des élections législatives. Ainsi, pour le président malien, il faut la prise des mesures d'apaisement judiciaires nécessaires. Celles-ci seront examinées car, les faits d'une extrême gravité ont été posés par les manifestants et méritent d'être examinés et sanctionnés et ce, avec des sanctions judiciaires appropriées.

« Pour être en plus grande capacité de faire face à la situation actuelle tout en donnant des chances au gouvernement de consensus, je continuerai de privilégier le dialogue, avec toutes les forces vives de la nation, pour la mise en place d' une équipe gouvernementale consensuelle, composée de cadres républicains et patriotes et non de casseurs et de démolisseurs du pays. Le Mali mérite mieux que ça, chacun dorénavant est édifié et a vu ceux qui aiment le pays et ceux qui sont les démolisseurs du pays », a-t-il précisé en rassurant que pour les victimes de ces évènements, l'Etat de droit s'assumera, les libertés fondamentales seront préservées tant qu'il continuerait d'avoir le lourd privilège de servir ce pays.

« L'Etat de droit nous assigne à tous des devoirs et des obligations. De ces droits comme de ces devoirs, je suis le garant », a conclu le président malien.

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