Mali: Le fils de IBK démissionne de son poste à l'assemblée nationale

Karim Keita
14 Juillet 2020

Karim Keita n'est plus président de la commission Défense nationale, Sécurité et Protection civile de l'Assemblée nationale du Mali. Le député et fils du Président Ibrahim Boubacar Keita qui est une des cibles de la contestation dans le pays, a rendu le tablier hier, lundi 13 juillet.

Je mets le Mali au-dessus de tout. Aucun sacrifice n'est trop grand pour le Mali. Je ne souhaite plus être un argument pour des personnes en mal de programme, ni être un frein au dialogue entre Maliens pour aboutir à un apaisement de la situation sociopolitique de notre pays.

C'est pourquoi, j'ai décidé, en toute responsabilité, de me retirer à compter de ce jour de la Présidence de la Commission Défense nationale, Sécurité et Protection civile de l'Assemblée nationale», a-t-il déclaré dans une lettre de démission dont nous avons reçue copie.

Mieux, ajoute Karim Keita, «en tant que simple député, démocrate convaincu et républicain déterminé, je continuerai de consacrer mon énergie au service des électrices et des électeurs de la Commune II de Bamako, et à l'amélioration des conditions de vie et de travail des Maliennes et des Maliens».

En effet, la démission du député élu en commune II du district de Bamako fait suite à des attaques dont il fait l'objet. «Notre pays traverse des heures difficiles.

Alors que des groupes armés continuent de faire parler les armes et d'endeuiller nos populations, certains - à Bamako pour l'essentiel - ont choisi de se préoccuper non pas de l'intérêt supérieur de la Nation, des préoccupations partagées par l'ensemble de nos populations, mais plutôt de satisfaire des ambitions et des intérêts personnels.

Au lieu d'alimenter le débat public par des propositions constructives, une critique de l'action gouvernementale étayée par des faits établis et indiscutables, au lieu de chercher à renforcer l'union des Maliennes et des Maliens durement éprouvés par les exactions terroristes et par la crise sanitaire liée à l'apparition de la COVID-19, c'est à une avalanche de discours simplistes, de slogans populistes, d'accusations infondées que nous assistons», lit-on dans la lettre.

La même source d'ajouter, «dans cette ambiance délétère, certains ont fait de ma modeste personne un fonds de commerce politique, d'autres un déversoir de leurs ambitions inassouvies. Rien ne m'aura été épargné».

Pour rappel, le fils du Président Malien fait l'objet de contestations depuis quelques temps au Mali. Lors des derniers événements au Mali, les manifestants ont utilisé sous forme de posters des images le présentant comme un personnage de mœurs légères.

Plus de: Sud Quotidien

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