Sénégal: Chambre de commerce d'industrie et de services de Matam - Un avant projet de loi soumis aux opérateurs

14 Juillet 2020

Depuis 2017, les chambres de commerce d'industrie et de services, à travers la loi qui a consacré la création de ces institutions, attendaient, un décret d'application. Plus de dix ans après, un avant projet de loi vient d'être soumis aux présidents de ces instances, par le ministère du commerce, pour recueillir leurs avis.

A cet effet, c'est la région de Matam qui a été choisie par l'union des chambres de commerce, dans le cadre de la décentralisation de ses réunions, comme lieu de rencontre de l'assemblée générale qui a mobilisé la présence de plusieurs présidents des chambres venus des différentes régions du Sénégal.

Exceptée la chambre de commerce de Dakar, les différentes instances, représentées par leur président ou leur secrétaire général, ont eu ainsi à se plancher sur la première mouture de l'avant projet de loi durant tout le week-end.

Un travail d'une grande importance selon le président de la chambre de commerce de Matam, le docteur Ndiadé.

Se réjouissant du bon déroulement des activités, le président Serigne Mboup, a déclaré que «les réformes en vue sont une opportunité pour les opérateurs économiques et surtout les petites et moyennes entreprises qui vont bénéficier de plus d'encadrement et d'accompagnement».

Avant d'affirmer que «les opérateurs ont produit des propositions qui seront soumises à l'attention des autorités dans le sens de l'application du décret qui devrait conduire à de nouvelles élections».

REMOUS à LA CHAMBRE DE COMMERCE DE DAkAR!

Plaidant pour le renforcement de l'unité et le dialogue interne, le président Serigne Mboup interpellé sur les remous au niveau de la chambre de commerce de Dakar, a livré ses impressions. «Nous avons produit une résolution pour condamner ce qui s'est passé. Si la loi ne le prévoyait pas, nous n'aurions forcé aucune chambre à faire partie de l'union.

La chambre de commerce de Dakar ne représente pas grande chose en termes d'appui pour l'union, elle n'apportait pas grande chose à l'union, elle ne cotisait pas.

Nous avons même senti que certaines ressources financières communes, comme celles qui provenaient du port autonome, étaient détenues par la chambre de commerce de Dakar, qui n'a jamais discuté de la manière de les répartir, alors que des échanges pour en faire bénéficier toutes les chambres étaient plus que légitimes. Notre souhait est que toutes les régions puissent bénéficier de ces ressources», a-t-il fait savoir.

«L'union est une institution publique, régie par décret qui dit clairement que toutes les chambres de commerce sont membres et que tous les présidents doivent participer aux réunions, si une fraction du bureau prend des décisions pour contredire le décret, notre rôle est d'attirer le ministère et de lui laisser le soin de prendre les décisions nécessaires.

Nous promulguons à tout temps et à tout instant l'unité pour la promotion du secteur privé pour l'émergence du Sénégal», précise-t-il

Plus de: Sud Quotidien

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