Congo-Brazzaville: Kongo central - Olpa exige la libération d'un journaliste à Matadi

L'ONG exhorte les autorités de cette entité socio-politico-administrative à favoriser l'exercice de la liberté de la presse sur toute l'étendue de la province.

L'organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, l'Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa), condamne l'interpellation de Patrick Palata, journaliste à Tala-tala télévision, station privée de télévision émettant à Matadi, dans le Kongo central. Dans son communiqué du 13 juille, cette association a exigé la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste.

L'Olpa, pour qui cette arrestation du journaliste Palata est manifestement une atteinte grave à la liberté de la presse garantie par les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits de l'Homme, exhorte, à cette occasion, les autorités du Kongo central à favoriser l'exercice de la liberté de la presse sur toute l'étendue de la province.

A en croire l'Olpa, Patrick Palata a été interpellé, le 12 juillet, en début d'après-midi, à son domicile, par un groupe de personnes se réclamant de l'Agence nationale des renseignements (ANR/Matadi). « Ces agents l'ont conduit manu militari au bureau de l'ANR/Matadi où il a été entendu sur procès-verbal par un responsable local de ce service de sécurité », explique l'organisation. L'Observatoire indique que lors de son audition, le journaliste a été accusé d'avoir diffusé, le 11 juillet, sur les réseaux sociaux les propos d'un témoin de la mort de Mme Charlotte Konde au village Boko II à 10 km de Matadi. Cette dernière a été atteinte par une balle tirée par un membre de la garde rapprochée du gouverneur du Kongo central, Atou Matubuana, qui avait effectué une descente dans cette partie de la province sous son autorité, pour apaiser les usagers du pont OEBK, ex-pont Maréchal, qui protestaient contre la hausse de la taxe du péage.

Dans le cadre de la liberté individuelle et collective, il est rappelé que le chef de l'Etat avait déploré, lors d'un des derniers conseils des ministres, des actes posés par certaines autorités provinciales, violant ainsi ces principes sacro-saints de la vie d'un Etat de droit. Félix-Antoine Tshisekedi a, dans ce sens, instruit le ministre des Droits humains de demander à ces autorités provinciales concernées de reporter leurs décisions sous peine des poursuites judiciaires. Ces décisions décriées avaient concerné notamment la fermeture des médias, l'incarcération des journalistes et leur interdiction de prester, etc.

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