Cameroun: Dérives médiatiques et lynchage des personnalités publiques - La mise en garde des autorités

Hier, au cours d'un point de presse conjoint, les ministres de la Communication et des Postes et Télécommunications ont indiqué que le gouvernement allait sévir.

Hier à Yaoundé, dans le cadre de la communication gouvernementale, les ministres de la Communication, René Emmanuel Sadi et des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng ont vertement condamné les dérives médiatiques qui ont pignon sur rue ces derniers temps sur l'espace médiatique national. Parce que ces comportements déviants conduisent au lynchage des personnalités nationales et étrangères, elles sont hautement répréhensibles par l'éthique et la déontologie qui régissent les métiers de la communication. Et pour y mettre un terme, le ministre des Postes et télécommunications a annoncé que les pouvoirs publics allaient « bientôt passer à la phase répressive. Car ils disposent d'un cadre normatif et d'un arsenal juridique en la matière. D'ailleurs, les dispositions de la loi de 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun sont assez claires là-dessus ». Mais avant d'en arriver là, le Mincom a invité les professionnels de la presse à exercer leur métier dans le respect rigoureux de l'éthique et de la déontologie qui régulent le métier.

Dans son propos liminaire, René Emmanuel Sadi a invité les « vrais journalistes » à ne pas laisser leur métier, « beau et noble par excellence », travestir par « des avatars, des prébendiers politiques, des aventuriers et autres francs-tireurs ». Plus que jamais, ils ont obligation de redorer le blason de leur profession. A ceux intervenant surtout dans les réseaux sociaux, les deux membres du gouvernement ont appelé à un usage responsable et citoyen de ces nouveaux médias, à une prise de conscience afin que les valeurs sociales soient préservées. Pour cela, ils ont intérêt à ne pas confondre la liberté de presse qui prospère au Cameroun « au libertinage ou encore désordre, à la cacophonie », a martelé le ministre de la Communication.

Si le gouvernement fustige autant cette pratique déviante, c'est parce qu'elle a donné lieu à la propagation vertigineuse des contre-vérités. Lesquelles visent « non seulement à jeter le discrédit sur l'action gouvernementale, ainsi que sur les hautes autorités camerounaises et étrangères, mais aussi à mettre à mal la cohésion sociale et le vivre-ensemble », a rappelé le Mincom.

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