Cameroun: Professionnalisation des enseignements - L'offre des facultés classiques

L'état des lieux et les difficultés rencontrées dans la mise en place de ce processus évalués en fin de semaine dernière à Yaoundé.

Un étudiant, une formation et un emploi à la clé. Les jeunes qui choisissent la Faculté des Arts, Lettres et Sciences humaines ou celle des Sciences, entre autres, facultés classiques, ne doivent plus boucler leurs études sans compétences et finir au chômage. La professionnalisation des enseignements est en cours depuis quelques années au Cameroun. Jeudi dernier, le ministère de l'Enseignement supérieur (Minesup) a réuni les responsables des universités afin que le processus soit accéléré.

Notamment dans les facultés classiques au sein des universités d'Etat. « A la faculté des Arts, il y a des licences professionnelles. Cela veut dire qu'à l'entrée, un étudiant peut choisir une filière professionnalisante et se former dans le domaine pendant trois ans. Ce dernier peut ainsi facilement trouver un emploi ou se mettre à son compte. Ce qui n'est pas aisé lorsque l'apprenant suit une formation classique », explique une source à la direction du développement de l'enseignement supérieur du Minesup.

Jeudi dernier, les responsables de ce département ministériel et ceux des universités ont fait l'état des lieux des offres existantes et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l'opération. Non sans plancher sur la question du financement. La professionnalisation des enseignements ayant un coût. Comme l'a rappelé le Pr. Wilfred Gabsa, secrétaire général du Minesup au nom du ministre d'Etat, ministre de l'Enseignement supérieur, les initiatives engagées dans les facultés pour répondre à cet impératif de professionnalisation méritent d'être confortées et systématisées, pour qu'elles n'apparaissent pas comme une goutte d'eau dans la mer. « C'est à cette fin que nous sommes réunis », a-t-il martelé. Selon le Pr. Gabsa, bien que le Cameroun connaisse le système parallèle des grandes écoles, il est nécessaire de développer, simultanément dans les facultés classiques, regorgeant 80% d'étudiants, des programmes répondant aux exigences du marché de l'emploi.

« De nouveaux programmes à débouchés sûrs méritent d'être pensés. Car l'étudiant qui suit la voie de la professionnalisation a des chances de passer avec succès un concours de recrutement, succès qui peut lui assurer un poste de travail décent », a expliqué le Sg du Minesup. Les données internationales montrent d'ailleurs que les filières professionnelles de qualité, en particulier au supérieur, contribuent à faciliter le passage des études à l'emploi. C'est sans doute dans cette optique que le Sg du Minesup a exhorté les doyens des facultés à persévérer sur l'implémentation de la professionnalisation des enseignements. Ceci afin que les universités ne soient plus uniquement des mouls à former des diplômés. L'adaptation de l'enseignement supérieur au marché de l'emploi est donc plus que jamais d'actualité dans les universités camerounaises.

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