Ethiopie: Barrage sur Nil - Fdes négociations sans aboutir à un accord

Khartoum — Les négociations entre le Caire, Addis-Abeba et Khartoum sur le barrage de la Renaissance construit par l'Ethiopie sur le Nil bleu ont pris fin sans conclure un accord, a déclaré le ministère soudanais de l'Irrigation qui annonce la tenue prochaine d'un mini-sommet africain pour décider de la suite à donner aux pourparlers.

Le Ministre soudanais de l'Irrigation et des Ressources Hydrauliques, Yasser Abbas, a annoncé lundi soir la fin du round des négociations en cours entre le Soudan, l'Ethiopie et l'Egypte sur le barrage de la Renaissance construit par Addis-Abeba, qui a commencé le 3 juillet sous la supervision de l'Union africaine (UA) et avec la participation d'observateurs internationaux.

L'Egypte de son coté, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sameh Shoukry a déclaré que son pays regrettait de ne pas être parvenu à un accord.

Il a dit que l'Egypte offrait beaucoup de flexibilité et de compréhension, mais que le cycle de négociations s'était à nouveau terminé sans parvenir à un accord.

Points en suspens

Le Caire a rejeté une proposition d'Addis-Abeba de reporter le règlement des différends jusqu'à la signature d'un accord pour l'exploitation du barrage.

Selon des médias, les points controversés concernaient l'opération de remplissage et de remplissage du barrage en période de sécheresse, et de sécheresse prolongée et de manque de pluie.

Les mêmes sources ont ajouté que Le Caire a rejeté la proposition éthiopienne, s'en tenant à sa part d'eau dans le Nil, ce qui signifie 55 milliards et 500 millions de mètres cubes dans le cadre de l'accord de 1959 entre l'Egypte et le Soudan.

Le Caire appelle également Addis-Abeba à reconnaître les trois accords précédents pour la distribution des quotas d'eau en 1902, 1929 et 1959. Ce dernier l'a rejeté car il n'était pas partie à ces accords, et il adhère au remplissage et à l'exploitation du barrage en juillet, tandis que l'Egypte et le Soudan refusent d'ajouter Addis-Abeba à cette étape avant de parvenir à un accord.

Les journaux éthiopiens locaux ont rapporté que le processus de remplissage du réservoir du barrage de la Renaissance avait déjà commencé il y a une semaine.

Ces deux pays craignent que le barrage de 145 mètres de haut ne restreigne leur accès à l'eau lorsque le réservoir commencera à être rempli en juillet, selon la date initialement indiquée par l'Ethiopie.

Le 20 juin, alors que des négociations qui avaient repris se trouvaient au point mort, Le Caire avait appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à intervenir. L'Egypte considère ce projet comme une menace "existentielle" et le Soudan a mis en garde contre des "grands risques" pesant selon lui sur la vie de millions de personnes.

L'Ethiopie voit la construction du Gerd comme essentiel à son développement et à son électrification. La construction du méga-barrage a débuté en 2011.

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