Sénégal: L'Ige indexe les failles de l'administration centrale

Dans son rapport 2018-2019, l'Inspection générale d'Etat (Ige) note un certain nombre d'irrégularités dans la gestion administrative, notamment dans la création et l'organisation des structures au niveau des ministères et autres organismes étatiques. Il en ressort également des errements récurrents dans l'acquisition et l'utilisation des véhicules administratifs.

Trop d'irrégularités dans l'administration centrale! C'est cela qui ressort du rapport 2018-2019 de l'Inspection générale d'Etat. En effet, l'institution supérieure de contrôle note « un usage inadéquat et persistant du décret portant répartition des services de l'Etat, se traduisant, entre autres, par des discordances organisationnelles et la création inappropriée ou prématurée de structures administratives ».

L'Ige souligne dans le même sens, une diversité des statuts d'entités dont les appellations peuvent laisser supposer qu'elles regroupent les mêmes réalités que les structures du même nom créées dans l'administration centrale. « C'est le cas, notamment, des bureaux : le Bureau opérationnel du Plan Sénégal émergent, le Bureau de prospective économique, le Bureau d'information gouvernemental et le Bureau organisation et méthodes », énumère l'institution dirigée par le vérificateur général François Collin.

Dans le même ordre d'idées, selon le rapport de l'Ige, les décrets portant répartition des services de l'Etat incluent, parmi les sociétés nationales et les sociétés à participation publique placées sous le contrôle, respectivement, des ministères de l'eau et des transports aériens, l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs), l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg), l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). Or, à en croire l'Ige, ces organisations interétatiques sous régionales ne relèvent ni des sociétés nationales, ni des sociétés à participation publique.

Le rapport fait ressortir également des errements récurrents dans l'acquisition et l'utilisation des véhicules administratifs. Il s'agit, en grande partie, d'acquisitions en dehors du programme annuel de l'Etat, l'usage à des fins privées, la rétention et la conduite par personnes non habilitées. Le vérificateur général et Cie, notent par conséquent, un besoin de mise à jour du cadre réglementaire se rapportant aux véhicules administratifs, en raison, notamment, de la suppression du poste de premier ministre et de la région, comme collectivité territoriale.

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