Burkina Faso: CEP et BEPC 2020 - Les candidats sereins malgré les implications du COVID

Les épreuves écrites du certificat d'études primaires (CEP) et du Brevet d'études du premier cycle (BEPC) ont officiellement commencé hier mardi 14 juillet 2020 au Burkina.

A Ouagadougou, où l'examen du brevet a été lancé au lycée municipal de Paspanga par le gouverneur de la région du Centre, Sibiri de Issa Ouédraogo, les candidats affichaient la sérénité le premier jour des compositions, dans un contexte de maladie à coronavirus.

C'est donc parti pour les examens du CEP et du BEPC, session 2020. Au lycée municipal de Paspanga à Ouagadougou, où a eu lieu le lancement de la phase écrite du brevet, siège le jury n°108.

Un total de 386 candidats répartis dans huit salles de classe est à la conquête du premier diplôme du 1er cycle du secondaire. Dès leur entrée en salle après l'appel, il a été rappelé aux candidats les sanctions encourues en cas de fraude.

A 7h tapantes, Sibiri de Issa Ouédraogo, le gouverneur de la région du Centre, accompagné d'une délégation, fit son entrée dans la salle n° 4. Après des conseils prodigués aux candidats pour les encourager, il procède à l'ouverture de la première enveloppe, celle contenant l'épreuve de la dictée.

Cette étape franchie, il affirme constater avec satisfaction que tout a bien commencé. Il a alors formulé le vœu de voir les choses évoluer dans le même sens jusqu'à la fin de la session.

Les dictées, épreuves jugées abordables par la plupart des candidats, qui n'ont pas caché leur sérénité, ont comme titre cette année : « Le devoir du fils » pour le BEPC, et « Jour de marché » pour le Certificat.

Les textes sont respectivement extraits de « Quand les cauris se taisent » de Fatoumata Keïta et d'un texte adapté de Sidinbassédé B. Ouédraogo.

Au lycée municipal Bambata, 1 236 candidats prennent part à l'examen du Brevet. Responsable du centre et également présidente du jury n°58, Joséphine Ilboudo a indiqué n'avoir pas rencontré véritablement de difficultés majeures. Cependant, selon elle, certains, du fait du stress, avaient du mal à retrouver leur salle de composition.

Equiper conséquemment les jurys à l'avenir

Professeur certifié de philosophie, Ardjouma Soma est le président du jury n°60, logé au sein du lycée Bambata à Ouagadougou. Pour un début, il ne trouve rien de particulier à signaler par rapport à l'organisation.

Tout va pour le mieux, souligne-t-il, et les mesures sanitaires édictées contre la propagation du covid-19 sont respectées, non seulement par les candidats, qui s'en accommodent, mais aussi par les encadreurs eux-mêmes. Les conditions d'un bon déroulement de la session sont des plus optimales, ajoute-t-il.

Son jury compte 471 candidats répartis dans 8 salles de classe. On y enregistre malheureusement 16 absents dont 7 garçons. Aucune œuvre n'est parfaite et des difficultés ne peuvent que découler de la situation.

Mais comme tout est perfectible, Ardjouma Soma souhaite vivement qu'à l'avenir, le ministère songe à mettre à la disposition des équipes dans les jurys le matériel qu'il faut pour bien faire le travail. Pour plus d'autonomie, il leur faut des imprimantes et tous les consommables nécessaires comme l'encre par exemple.

Dans l'activité de secrétariat, relève le professeur de philosophie, on ne saurait transiger avec la qualité. Il est par conséquent important d'évoluer dans de très bonnes conditions, a-t-il conclu.

A la différence de la cheffe de centre, Bali Bazié, président du jury 108 au lycée municipal de Paspanga, a fait part de problèmes rencontrés avec des fiches de table.

Président du centre d'examen du CEP de l'école de la cathédrale, Hermann Ouédraogo, instituteur principal, apprécie positivement le déroulement de la session.

Tout a commencé autour de 7h comme prévu, et 20 minutes plus tard, l'ouverture de la première enveloppe, qui contenait l'épreuve de la dictée, a eu lieu en présence de l'inspecteur chef de la circonscription, du secrétaire général de la mairie, de l'ensemble des surveillants et des éléments de la sécurité.

Aucun souci n'était signalé à notre passage peu avant midi. La grande difficulté cependant, a précisé le président du centre, c'est, contrairement aux candidats régulièrement inscrits, l'absence des postulants libres dont la récurrence est notée presque chaque année.

Le centre d'examen de l'école de la cathédrale, ce sont 300 candidats qui occupent 7 salles de classe. Le respect de mesures barrières, du moins du port du cache-nez, y est effectif.

Des épreuves jugées accessibles

Comme indiqué plus haut, l'épreuve de dictée pour beaucoup a été assez accessible. Sont de ceux-là Stanislas Daniel Zongo, qui compose au lycée Bambata. Selon lui, si toutes les épreuves se rélèvent ainsi, il y a bien de l'espoir.

Un avis partagé par la petite Aïcha Bikienga, élève en classe du CM2 au Flamboyant, qui a trouvé la rédaction et l'étude de texte à sa portée.

Candidat pour la toute première fois au Certificat, Joseph Compaoré, élève du CM2 à l'école cathédrale A, a trouvé lui aussi les sujets de la dictée, ceux de la rédaction et de l'étude de texte abordables. Sa conviction est faite que, si la tendance se poursuit, l'année prochaine, il sera en classe de sixième.

Un parent d'élève, Théophane Dipama, qui est venu depuis le matin à l'école de la salle pour soutenir son enfant, sans avoir pour autant vu le contenu des première épreuves, les trouve plutôt complexes à l'issue d'échanges qu'il a eus avec un encadreur.

Qu'à cela ne tienne ! Les différents candidats peuvent se réjouir de l'accessibilité des épreuves le premier jour, mais ils doivent fournir des efforts, garder le cap et surtout le même optimisme concernant les sujets à venir.

Plus de: L'Observateur Paalga

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