Afrique: Forum mondial de l'eau de Dakar - Le Sénégal à pied d'œuvre pour réussir le pari

15 Juillet 2020

Face à la presse hier, mardi 14 juillet par visioconférence, le secrétaire exécutif du 9eme Forum mondial de l'eau que Dakar va accueillir du 22 au 27 mars 2021, a fait savoir que la préparation se déroule bien malgré la Covid-19. Selon Abdoulaye Sène, le forum devra «renforcer les actions en Afrique et dans le monde pour l'accès universel à l'eau et à l'assainissement».

«L'ambition du Sénégal et du Conseil Mondial de l'Eau est d'organiser un Forum efficace aux plans social, politique, économique ; un Forum catalyseur de l'action pour les engagements sur l'eau et l'assainissement ; un Forum connecté, en lien avec les agendas, plateformes et engagements relativement aux ODD et autres accords internationaux ; un Forum contextualisé, global et de proximité, ancré sur les principaux défis de l'eau du Séné gal, de l'Afrique et du monde entier».

C'est en ces termes que le secrétaire exécutif du 9eme Forum mondial de l'eau a expliqué les enjeux de cet évènement que Dakar va accueillir du 22 au 27 mars 2021 sur le thème «Sécurité de l'eau pour la paix et le développement».

Abdoulaye Sène faisait face à la presse hier, mardi 14 juillet par visioconférence. Le 9eme forum mondial de l'eau évoquera ainsi les «enjeux globaux de l'eau pour l'homme et la nature, aujourd'hui et demain».

«Le Forum devra renforcer les actions en Afrique et dans le monde, pour l'accès universel à l'eau et à l'assainissement au regard des progrès faibles et fragiles, des pressions croissantes liées au défi climatique, à la démographie galopante, à l'urbanisation non contrôlée, aux pollutions, etc.

En un mot, il s'agit de lutter contre la pauvreté et de redonner espoir à ces centaines de millions de personnes privées de l'essentiel, particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine», a souligné Abdoulaye Sène.

En effet, malgré l'ampleur de la pandémie de la Covid-19 dans le monde, les préparatifs vont bon train pour la réussite du 9ème Forum mondial de l'eau qui sera organisé pour la première fois en Afrique subsaharienne.

«Nous pouvons dire aujourd'hui que, malgré le contexte de la pandémie de la Covid-19, le processus préparatoire du Forum se déroule dans de bonnes conditions avec les travaux des groupes pour l'élaboration du contenu thématique, la mobilisation des acteurs sur le plan national et international, la préparation logistique, etc.

Nous sommes cependant attentifs à l'évolution de la situation et prêts à nous adapter en conséquence», a déclaré Abdoulaye Sène.

Toutefois, selon lui, un monde post Covid-19 se dessine avec de nouveaux enjeux, défis et priorités à cause de la pandémie. «Des réflexions pour de nouvelles solutions et des réponses appropriées s'imposent aux gouvernants et à la communauté mondiale dans son ensemble.

L'organisation du Forum durant la période post-Covid-19 offre ainsi l'occasion d'aborder ces nouveaux enjeux. C'est pourquoi les réflexions sont en cours pour ajuster l'agenda du Forum (le contenu, les résultats attendus, le format, voire le calendrier) pour mieux prendre en compte les mutations en cours.

Cette question est suivie rigoureusement au plus haut niveau avec des échanges réguliers sous la coordination du Ministre de l'Eau et de l'Assainissement», dira le secrétaire exécutif du 9ème Forum mondial de l'eau.

ABDOULAYESENE, SECRETAIRE EXECUTIFDU 9EME FORUM MONDIALDE L'EAU : «Nous ne mobilisons pas 5% des ressources pour les utiliser en Afrique»

«Il est clairement établi que le continent africain est largement doté en matière de ressources en eau. Les études ont démontré que le fleuve du Congo aurait pu, à travers des transferts d'eau, alimenter en eau l'ensemble de l'Afrique et que le même fleuve aurait pu, avec des aménagements, barrages hydroélectriques, alimenter en termes d'autosuffisance électrique toute l'Afrique.

Le potentiel est largement au-delà de ce qui est aujourd'hui mobilisé. Si je devais m'aventurer sur des chiffres, nous ne mobilisons pas 5% des ressources pour les utiliser en Afrique.

Nous sommes largement en capacité de développer de nouvelles infrastructures, de nouveaux ouvrages pour aller vers la satisfaction de l'accès universel à l'eau non seulement pour l'eau potable mais aussi pour l'eau agricole.

Si vous regardez le Sénégal, vous serez encore effarés de constater que nous sommes loin de mobiliser nos ressources mobilisables par rapport à ce que nous utilisons.

Mais, ce qui est valable pour le Sénégal l'est davantage pour les pays de l'Afrique centrale comme le Congo. L'Afrique est largement dotée en ressources en eau et largement en dessous des capacités de mobilisation de ces ressources.

Donc, l'avenir est là. La problématique importante et difficile, c'est de trouver des financements, l'engagement politique, mobiliser ces financements et diriger vers des infrastructures qui nous permettront de régler la question de l'eau».

Plus de: Sud Quotidien

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