Burkina Faso: Sud-Ouest - Le rite « Djôrô » décrié

14 Juillet 2020

En vacances dans le Sud-Ouest, Kantigui a été informé que les Lobi ont entamé les rites initiatiques du «Djôrô». C'est une initiation pendant laquelle, un enseignement est inculqué aux postulants afin qu'ils sachent tenir bien leurs places dans la société lobi. Ce rite est loué d'autant plus que cela participe à une sauvegarde de la culture de ce peuple.

Toutefois, Kantigui a relevé que certaines voix qui louent cette initiation regrettent le comportement de certains acteurs du «Djôrô» qui frise le racket. Selon les témoignages, certaines personnes se sont vues ravir leurs chèvres pour nourrir les initiés. En plus de cela, certains usagers de la route ont été forcés à faire des présents en numéraires aux initiés sous peine d'être fouettés. Des accidents de circulation se sont même produits parce que des initiés ont pourchassé des usagers. Au regard des faits, note Kantigui, certaines indiscrétions demandent aux responsables du « Djôrô » de recadrer les choses pour le mieux vivre-ensemble.

Kaya : une pluie fait un mort

Kantigui a eu vent qu'une pluie torrentielle survenue dans la nuit du 12 au 13 juillet 2020 dans la commune de Kaya a fait un mort. Débutée aux environs de 22 heures, c'est autour de 4 heures du matin qu'elle a pris fin. Selon les confidences, la victime serait un malade mental. En plus de ce drame humain, on déplore d'importants dégâts matériels. Certains biens matériels auraient été emportés par les eaux de ruissellement. La ville de Kaya ne dispose que d'un seul canal d'évacuation des eaux de pluie. Alors que les prévisions météorologiques annoncent de fortes pluies cette année. Kantigui invite donc les autorités locales à entreprendre des actions préventives afin d'éviter d'éventuelles inondations, d'autant plus que la commune abrite un nombre important de personnes déplacées internes.

Deux jeunes brutalisés par un policier municipal

Kantigui a assisté à une scène déplorable à Ouagadougou, le 25 juin 2020. Dans le quartier Cissin, un agent de la police municipale a menotté et brutalisé un jeune soupçonné d'avoir volé ses animaux. Le policier en question l'a arrêté en pleine circulation, a éteint sa moto, confisqué sa clé et lui a fait savoir qu'il était le voleur de ses animaux. Quelques instants après, le flic est revenu sur les lieux avec son frère pour informer son présumé voleur qu'il ne l'était pas. Ce dernier leur a répliqué qu'ils devraient attendre que le propriétaire de la moto vienne. Enervés par la réaction du jeune homme, le policier et son frère l'ont roué de coups, avant de le conduire à son domicile.

Là, il a été menotté et la bastonnade s'est poursuivie de plus belle. Le frère du présumé voleur, remonté contre une telle attitude, est allé remettre une convocation au flic. Contre toute attente, il a été menotté à son tour pour subir le même sort que son frère. Mais des passants se sont interposés. Avant de le libérer, le flic a obligé le présumé voleur ou son frère à signer une déclaration. Entendu le 4 juillet dernier au commissariat de Boulmiougou, le plaignant menace de porter l'affaire devant les tribunaux, si toutefois l'injustice n'est pas réparée. Kantigui déplore qu'une telle situation se soit produite.

Vol record de motos à Bittou

Kantigui, en séjour dans la région du Centre-Est, a appris que près de 10 motos ont été volées en moins d'un mois dans la ville de Bittou. Et le

phénomène ne fait que prendre de l'ampleur, d'autant plus que dans la nuit du jeudi 9 au 10 juillet dernier, deux motos ont encore été soutirées à leurs propriétaires. Un agent de la Fonction publique, en service dans la ville, aurait perdu son engin, en pleine journée. Selon certaines indiscrétions, il y aurait des complicités entre les voleurs et des membres de groupe d'auto-défense de la localité. Kantigui formule le vœu qu'une solution soit trouvée à cette situation.

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