Burkina Faso: Examens du BEPC et CEP - Des candidats confiants, des communes sans postulants

14 Juillet 2020

Dans salle 1 du jury 11 du Lycée municipal de Koudougou, 40 candidats au BEPC se sont présentés.

Les épreuves écrites du BEPC et du CEP ont débuté, hier mardi 14 juillet 2020 sur toute l'étendue du territoire national. Des autorités sont allées encourager les candidats dans les différents centres d'examen.

Les épreuves écrites du Certificat d'études primaires (CEP) et du Brevet d'études du premier cycle (BEPC) ont effectivement débuté sur toute l'étendue du territoire national. Le gouverneur de la région du Sahel, Salfo Kaboré, s'est rendu dans deux centres de composition des examens scolaires, le mardi 14 juillet 2020. Il est allé encourager les candidats aux examens du CEP et du BEPC et le personnel d'encadrement. A l'école « A » de Dori qui abrite un centre d'examen du CEP, il a prodigué des conseils de bonne conduite durant l'administration des épreuves aux candidats avant d'ouvrir l'enveloppe qui contenait l'épreuve de rédaction. M. Kaboré a félicité le personnel avant de mettre le cap sur le lycée provincial de Dori où des candidats au BEPC composent. « Le grand jour est arrivé.

C'est un grand jour pour vous, vos enseignants, encadreurs, vos parents et tout le Burkina Faso. C'est dans 10, 20 voire 30 ans que nous mesurerons à sa juste valeur la somme des efforts et des engagements qui ont rendu possible la tenue de ces examens qui entrera dans l'histoire de notre cher Faso », s'est-il adressé aux candidats. Pour finir, il a souhaité bonne chance et plein succès aux différents candidats.

Le directeur régional de l'enseignement post primaire et secondaire du Sahel, Dramane Dermé, a indiqué que 2 790 candidats inscrits prennent part au BEPC session 2020 au Sahel. Selon le directeur régional de l'éducation préscolaire, primaire et non formelle du Sahel, Moumounou Konaté, 5 399 candidats composent l'examen du CEP dans le Sahel. Pour lui, les élèves des localités dont les écoles ont été fermées du fait de l'insécurité ont été déplacés vers les chefs-lieux de province afin qu'ils puissent passer leur examen.

L'insécurité, éternel problème

Le gouverneur de la région du Sahel, Salfo Kaboré, ouvrant l'enveloppe de l'épreuve de rédaction pour l'examen du CEP.

A Kaya, c'est le gouverneur du Centre-Nord, Casimir Séguéda qui a donné le top de départ de ces examens. Sa visite a démarré au siège de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) de ladite ville, où prennent part, tous les candidats au Certificat de qualification professionnelle (CQP) des régions du Centre-Nord et du Sahel. Dans ce centre, 129 candidats en coupe-couture et 38 autres candidats en mécanique à deux roues seront soumis aux épreuves écrites du CQP.

Après avoir félicité le personnel enseignant, le gouverneur Séguéda a souhaité bonne chance aux candidats, avant d'ouvrir la première enveloppe contenant l'épreuve écrite de la technologie pour le métier de mécanique à deux roues. Le convoi a ensuite mis le cap sur l'école primaire communale "B" de Kaya. Là aussi, c'est le même message qui a été réitéré au personnel et aux candidats. Selon le directeur régional de l'éducation préscolaire, primaire et non formelle du Centre-Nord, Marius Zoungrana, sa région a enregistré 28 288 candidats au CEP dont 16 035 filles et 12 253 garçons. Pour raison d'insécurité, certaines communes du Centre-Nord n'ont pas présenté de candidats alors qu'une session spéciale n'a pas été prévue pour cette année.

« Il s'agit des communes de Dablo, Pensa, une partie de Barsalogho, Nasséré et Bouroum », a indiqué M. Zoungrana. En revanche, d'autres centres, notamment Nagbioungou à Yalgho, Zimtanga à « Kongoussi-centre », l'autre partie de Barsalogho et Namissiguima à Kaya, ont été délocalisés, selon ses dires. Le périple a pris fin au lycée provincial Moussa- Kargougou de Kaya. A entendre le directeur régional de l'enseignement post-primaire du Centre-Nord, Adama Belem, 17 581 candidats au BEPC et 182 autres candidats au BEP et CAP ont été inscrits pour la session de 2020. Dans la salle 1 du jury 11 du Lycée municipal de Koudougou, 40 candidats sur 41 ont effectivement débuté la première épreuve écrite du BEPC, la dictée, le mardi matin.

Les mesures-barrières ont été plus ou moins respectées par les candidats.

Cet établissement accueille 978 candidats, répartis en deux jurys, 10 et 11. 19 d'entre eux ne se sont pas présentés dans leurs salles de composition. Dans une ambiance assez tendue, empreinte de stress, Abdoul Sawadogo du Lycée privé Aimé-Césaire et ses camarades ont dit être « impatients » de composer les différentes épreuves. « On peut dire qu'on est prêts à affronter les sujets », a-t-affirmé. Quand à Yassia Sawadogo, il affiche sa sérénité : « Je suis prêt pour l'examen. Je n'ai pas peur et je ne panique pas. Je suis confiant ». Dans le Centre-Ouest, ce sont au total 32 116 candidats dont 16 467 filles qui prennent part à la présente session du BEPC, contre 30 315 en 2019, soit une hausse de plus 1 800 candidats.

Au BEP, ils sont au nombre de 726 dont 163 filles. A la session de 2019, 381 candidats avaient pris part au BEP. 171 élèves sont candidats au CAP, avec seulement 35 filles. L'année précédente, ils étaient 170 candidats à composer les épreuves du CAP. Il s'agit des premiers examens dans le contexte du coronavirus. Pas de dispositifs de lavage, ni de mesures de distanciation entre les élèves qui, néanmoins, ont porté des masques. La gouverneure du Centre-Ouest a fait le déplacement du Lycée municipal pour « encourager » les candidats.

Irène Coulibaly a souligné « l'impact sérieux » de la COVID-19 sur l'année scolaire, suspendue de mars à juin 2010 du fait de la maladie. « L'année n'a pas été facile, mais ce n'est la faute à personne. C'est la maladie qui est à la base de cette situation », a-t-elle soutenu. Au Centre, la première épreuve, du BEPC a été

lancée par le gouverneur de la région du Centre, Sibiri de Issa Ouédraogo, le mardi 14 juillet 2020 à Ouagadougou, au lycée municipal de Paspanga. Ainsi, 73 300 élèves candidats de la région sont à la conquête de ce diplôme. Une composition qui se déroulera dans un contexte marqué par la maladie à coronavirus. Le gouverneur a rappelé, que l'année 2020 a été marquée par la pandémie de la COVID-19.

Cette crise sanitaire, a-t-il poursuivi, a occasionné l'arrêt des cours pendant trois mois. « Le gouvernement a mis les bouchées doubles pour la reprise des cours des élèves en classe d'examen. Je félicite le régime et les responsables de l'enseignement au niveau régional. Ils n'ont ménagé aucun effort pour que les examens se passent dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré. M. Ouédraogo a encouragé les candidats à s'appliquer dans la composition des différentes épreuves.

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