Burkina Faso: Information en période électorale - Des journalistes outillés à Ouahigouya

15 Juillet 2020

Le Conseil supérieur de la communication a organisé, les 10 et 11 juillet 2020 à Ouahigouya, une formation des journalistes sur le traitement de l'information électorale.

Le 22 novembre prochain, les Burkinabè iront aux urnes pour choisir ceux à qui ils confieront leur destin pour les cinq ans à venir.

Pour éviter tout manquement dans le traitement de l'information lors de ce processus électoral, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a opté de mettre les journalistes au même niveau de compréhension des différents concepts électoraux et de renforcer leurs capacités pour un bon déroulement des élections.

Durant deux jours, les journalistes venus de la région du Nord, du Centre-Nord, du Plateau central et du Sahel ont acquis des connaissances grâce à plusieurs modules.

Il s'agit, entre autres, de la responsabilité sociale des journalistes en période électorale, des manquements récurrents à la loi, à l'éthique et à la déontologie ; à la désinformation et la propagation des rumeurs au traitement de l'actualité en période d'avant-campagne.

Selon le directeur de la radio Laafi de Zorgho, Albert Tarpaga, un des participants, cette formation a été d'un apport considérable.

« Ces deux jours de formation m'ont été très bénéfiques d'autant plus qu'elle a traité de plusieurs thèmes tels que : l'éthique et la déontologie et surtout, du traitement de l'information en période électorale », a indiqué M. Tarpaga.

Pour lui, cette rencontre a été une occasion pour le CSC de rappeler aux journalistes leur responsabilité dans la réussite des élections.

« Au sortir de cette rencontre, j'ai retenu surtout qu'en tant que journaliste, nous devons rester professionnel dans notre manière de travailler de sorte à ne pas jeter l'huile sur le feu à travers nos propos, mais aussi, donner les mêmes chances aux candidats sur nos antennes », a-t-il souligné.

Dans ce sens, M. Tarpaga a déjà son idée pour faire profiter les autres confrères, les connaissances acquises pendant cette formation.

« De retour, nous allons organiser une rencontre pour que ceux qui n'ont pas pu participer soient au même niveau que nous car à deux nous n'allons pas pouvoir assurer le service pendant les élections », a avoué le directeur de radio Laafi.

Satisfaction à tous les niveaux

Pour le vice-président du CSC, Aziz Bamogo, c'est un objectif bien atteint, car le but était d'outiller les journalistes de compétences à la fois techniques, mais aussi, en terme de connaissances de textes notamment la loi, l'éthique, la déontologie et les directives du CSC.

Il a laissé entendre, que sa satisfaction vient d'une part de la qualité des formateurs et d'autre part, de l'appropriation des contenus par les participants.

« En effet, c'était des informations certes théoriques au regard du nombre de formateurs, mais c'était aussi des contenus pratiques à travers des partages d'expériences qui peuvent servir de repère pratique pour les journalistes une fois sur le terrain », s'est réjoui le vice-président du CSC.

Pour sa part, l'ancien ministre Baba Hama, l'un des formateurs, a rappelé que l'essentiel a été d'interpeler les hommes de médias sur l'importance de leur travail d'informations dans le processus. « Lors des scrutins, les journalistes sont ceux qui ont un rôle très important tant en amont qu'en aval dans le processus.

Le bon déroulement des votes dépend en grande partie de ce qu'ils font distiller comme information dans leurs médias », a insisté M. Hama. C'est pourquoi, il a fait remarquer que c'est le respect de l'éthique et la déontologie qui doit servir de gouvernail pour ces derniers.

Avant cette rencontre, le CSC a tenu une conférence publique, le jeudi 9 juillet 2020 dans la salle du conseil régional du Nord.

Pour le conférencier, Justin Tiono, le but de cette rencontre a été de prévenir tout dérapage notamment en matière de traitement de l'information pendant cette période électorale.

Il a avoué que la responsabilité du journaliste est immense, car la plume, le micro, l'image sont des armes redoutables qu'il faut savoir manier avec dextérité.

En cela, il a salué au passage, le professionnalisme des hommes de médias burkinabè. « Nous avons vu dans certains pays, des presses partisanes.

Mais, ici, il y a un effort dans le traitement de l'information en période électorale », a-t-il exposé. Chaque participant est reparti avec une attestation de participation.

Plus de: Sidwaya

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