Congo-Kinshasa: Le Colonel Karllewis Kinzumba victime des dénonciations calomnieuses

L'agent de police Kisoka a rendu l'âme ce mercredi 15 juillet 2020. En plein service dans son Sous-CIAT du croisement Kanda-Kanda/Gambela dans la commune de Kasa-Vubu, il a été grièvement blessé pendant la marche du jeudi 9 juillet en cours organisée par l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti présidentiel.

Des images de ce forfait commis par des inciviques circulent dans les réseaux sociaux. Son supérieur hiérarchique, le Colonel Karllewis Kinzumba, Commandant du Commissariat urbain du District de la Funa, est sous le choc. En cette période d'Etat d'urgence sanitaire décrété par le Président de la République, Félix Tshisekedi, les marches sont interdites. Et, la Police nationale congolaise ne fait que mettre en exécution les décisions des autorités. Les ordres sont clairs : encadrer toute marche autorisée et disperser toute manifestation interdite.

Cependant, lors de l'autre marche organisée par la coalition Lamuka, le leader Jean-Pierre Bemba Gombo a remercié les Kinois et la Police. Sur son compte Tweeter, cet opposant a lâché ce qui suit : «Un grand merci pour votre mobilisation. Unis et déterminés, nous ferons basculer les décisions pernicieuses et arbitraires à l'encontre de la volonté du peuple. Merci également à la police d'avoir encadré les manifestants tout au long de la marche». Plus d'un s'étonne du discours contraire que tiennent des acteurs politiques pourtant de la même obédience que cette figure de proue de Lamuka et du MLC.

D'après les investigations menées sur terrain, il n'y a eu aucun dégât matériel, ni mort d'hommes au cours de cette manifestation de rue du lundi 13 juillet dernier. S'il y a eu des blessés parce qu'à un moment donné les gens fuyaient sans contrôle. Des observateurs avertis et des citoyens épris de bon sens trouvent malsain le fait de salir la réputation des jeunes officiers de la police en train d'émerger et qui sécurisent bien cette ville de Kinshasa, en les impliquant dans des forfaits imaginaires.

Quelques informations glanées au cours desdites marches renseignent que des policiers ont eu à dialoguer avec certains élus du peuple qui, ayant compris le bien-fondé de ce dispositif sécuritaire, ont rebroussé chemin. En revanche, ce jeune officier est d'avis qu'il y avait infiltration de beaucoup de malfrats dits Kulunas qui commençaient à poser des actes de vandalisme parce qu'ils étaient déterminés à troubler l'ordre public lors de ces marches interdites. D'où, le recours par la police à des gaz lacrymogènes, des matraques, etc. qui constituent des matériels anti-émeute. Il fallait donc mettre hors d'état de nuire ces Kulunas qui profitent des activités politiques pour semer terreur, désolation et même piller.

Le Comité Laïc de Coordination (CLC) projette une marche le dimanche 19 juillet prochain tandis que le Front Commun pour le Congo (FCC) organise la sienne le 23 juillet en cours. Le bilan macabre ne profitera ni aux uns, ni aux autres. L'ordre public ne doit donc pas être troublé par quiconque.

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