Congo-Kinshasa: Justice internationale - L'ACAJ appelle Global Witness et PPLAAF à produire les preuves de leurs allégations

Dans le cadre du Programme "Etat de Droit et Bonne Gouvernance" de l'ACAJ, cette organisation promotrice des droits humains et de la justice a eu à organiser hier, mercredi 15 juillet 2020, une conférence de presse au centre CEPAS dans la commune de la Gombe.

Cette rencontre était focalisée, dans le contexte de la lutte contre la corruption, sur le dossier bouillant relatif à Global Witness et PPLAAF face au camp Dan Gerthler et Afriland First Bank Congo. L'ACAJ demande aux ONG notamment, Global Witness et PPLAAF de fournir les preuves suffisantes justifiant les allégations qu'elles avancent contre la Banque évoluant en RDC dans son récent rapport. En effet, jusqu'alors, Afriland First Bank Congo fustige le fait que ce rapport porte une série de dénonciations sans pour autant émettre des affirmations concrètes et, le rapport notifie ne pas s'appuyer sur des preuves particulières et possédées.

Afin que la vérité soit établie, l'ACAJ, par son Président Georges Kapiamba, souligne que " l'impératif de la recherche de la vérité oblige présentement les deux parties à verser, auprès des instances judiciaires françaises régulièrement saisies par la partie défenderesse, toutes les preuves pertinentes aux fins de soutenir leurs thèses respectives". Par ailleurs, elle appelle Afriland First Bank Congo à continuer à remplir son rôle économique en RDC dans les normes requises et à coopérer avec la Justice français dans le but de faire triompher la vérité. L'ACAJ s'est également adressée à la Banque Centrale du Congo afin que celle-ci renforce son œil de contrôle afin de ne laisser fuiter aucune magouille financière. Tels étaient les principaux axes épinglés par Me Georges Kapiamba, au nom et pour le compte de l'ACAJ.

ASSOCIATION CONGOLAISE POUR L'ACCES A LA JUSTICE

ACAJ

COMMUNIQUE DE PRESSE

« ACAJ encourage Global Witness et PPLAAF à produire devant les instances judiciaires françaises les preuves de leurs allégations contre Afriland First Bank Congo »

L'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice, ACAJ en sigle, a encouragé Global Witness et PLAAF à brandir les preuves de leurs allégations contre Afriland First Bank Congo devant la justice française afin d'éclairer la lanterne du peuple congolais sur les faits reprochés à l'opérateur minier Dan Gerthler, placé sous sanctions américaines.

Face aux controverses relevées, par médias interposés, à la suite de la publication du Rapport "DES SANCTIONS, MINE DE RIEN", l'ACAJ note que Global Witness et PLAAF soupçonnent ledit opérateur minier d'avoir mis en place une architecture financière de contournement des sanctions américaines, ce avec la facilitation de Afriland First Bank Congo afin d'alimenter un réseau de blanchiment d'argent.

L'ACAJ prend acte de la réaction de la banque sus évoquée qui soutient, par son Conseil interposé, que Global Witness et PPLAAF avaient opposé une fin de non-recevoir à l'option de recourir à un cabinet d'expertise indépendant dans l'objectif d'examiner, de manière contradictoire, les éléments documentés par elles à l'encontre de Afriland First Bank Congo qui les qualifie par ailleurs de falsifiés, d'où la plainte en justice déposée par cette dernière.

Pour l'ACAJ, l'impératif de la recherche de la vérité oblige présentement les deux parties à verser, auprès des instances judiciaires françaises régulièrement saisies par la partie défenderesse, toutes les preuves pertinentes aux fins de soutenir leurs thèses respectives.

Dans le souci d'épargner le peuple congolais d'une manipulation médiatique non bénéfique et de donner la chance à la Justice de faire en toute transparence toute la lumière sur ce dossier, l'ACAJ recommande :

Aux ONG nationales et internationales, de privilégier le principe de diligence raisonnable dans la recherche de données devant faire l'objet de leurs rapports à publier et surtout de veiller au strict respect des principes du contradictoire ainsi que des droits à la défense prescrit dans tout Etat de Droit démocratique ; et d'apporter les preuves de leurs accusations devant le tribunal en France ;

A la Banque Centrale du Congo, de renforcer la conformité opérationnelle des banques congolaises aux standards internationaux relatifs à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, et aux sanctions financières internationales ;

A la Justice française, de mener à bien le processus d'instruction de la plainte déposée par Afriland First Bank Congo contre Global Witness et PPLAAF en vue d'éclairer de manière crédible le peuple congolais, et plus largement la communauté internationale sur ce dossier ;

A Afriland First Bank, de continuer à jouer son rôle dans l'économie congolaise dans le respect des règles bancaires et coopérer étroitement avec la Justice française dans la recherche de la vérité.

Fait à Kinshasa, le 12 juillet 2020

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