Madagascar: Réseaux sociaux - Les événements virtuels encore boudés

Faisant suite aux débats sur l'état du secteur événementiel post-Covid, on se focalise cette fois sur le concept d'événements virtuels et leur nécessité.

Au tout début du confinement, c'était là une initiative que la grande majorité saluait de la part des artistes qui s'y sont prêtés au jeu. Un moyen efficace pour garder le contact avec le public et d'assurer une bonne visibilité. On parle ici de ces événements virtuels, les fameux « live session » ou concerts en ligne via les réseaux sociaux, en l'occurrence facebook pour la grande majorité des Malgaches. Cette pratique gagne de l'ampleur, suscitant l'engouement d'un large panel d'artistes. En avril dernier, le concert en ligne One World: Together at Home a réuni une trentaine d'artistes internationaux comme Andrea Bocelli, John Legend, Elton John, Stevie Wonder...

Dans la Grande île par contre, les événements virtuels restent encore balbutiants. On a vu passer les rendez-vous avec Tovo J'hay, Nate Tex, Bodo, Shyn. D'une manière générale, ces rendez-vous satisfont moyennement autant le public, que les artistes eux-mêmes à l'échelle nationale.

Un investissement comme un autre

La raison étant, outre la satisfaction et l'enchantement des fans, la rentabilité de ces événements virtuels laisse à désirer, contrairement à une prestation live. Ces prestations virtuelles se font rares ces dernières semaines et notamment depuis le retour au confinement total. Il faut dire les choses comme elles sont, les acteurs culturels et artistiques peinent malgré les apparences à subsister vu le contexte actuel. Ceci-dit, ils mettent toujours un point d'honneur à s'affirmer par tous les moyens auprès du public. Quitte à investir de leurs poches, sans vraiment gagner à part une bonne visibilité. L'organisation d'un événement virtuel ne se résume pas uniquement à juste s'afficher devant une caméra ou un smartphone et à appuyer sur l'option « live » de facebook. La qualité reste de mise et dans le milieu de l'événementiel actuel, on parle même de l'émergence du métier d'organisateur d'événement virtuel.

Le concept se découvre pas à pas. Le public et les artistes, majoritairement chanteurs et musiciens l'assimilent plutôt bien. Si, l'événement virtuel se perfectionne, il reste moins rentable sauf parrainage et sponsoring. Privilégiant la passion et le partage, des collectifs comme Mozika sans frontières, Musichall Madagascar ou Voots Kongregation investissent pour conquérir avec les moyens du bord les mélomanes à travers les réseaux sociaux. Mais jusqu'à quand ?

Plus de: L'Express de Madagascar

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.