Madagascar: Musique - L'union nationale à travers les chansons

Jyunii « Gasy Iray ihany ». Il était le petit protégé de Don Smokilla. Talentueux et ambitieux, le jeune artiste a décidé de voler de ses propres ailes. A part Avelao, Anio, des chansons qui ont connu des succès auprès des jeunes, « Gasy Iray ihany » ne quitte pas les lèvres des Malgaches.

« Unifions nos forces pour que Madagascar avance », tel est le message principal des artistes Malgaches depuis longtemps.

Bon nombre d'œuvres sont produites dans le but d'unifier les Malgaches afin qu'ils puissent aller de l'avant et prendre leur avenir entre leurs mains. Sans parler de la peinture, les styles fusionnés, les chansons sont également un moyen de communication efficace pour relater les faits dans la société. Alors, voici les cinq chansons réconciliatrices les plus écoutées. « Samy malagasy de Dadda » sortie en 1998, cette chanson devient l'hymne de la réconciliation nationale lors de la crise politique de 2002. « Samy Malagasy » est d'ailleurs une musique que les politiciens adorent écouter pour soulager leur conscience.

Après le samedi rouge, 7 février 2009, les radios ont diffusé le titre en boucle. Pour les animateurs de l'époque, il s'agit de transmettre un message clair aux politicards, la paix à Madagascar. « Samy malagasy » a été plusieurs fois reprise par des jeunes artistes comme Chantal et Lynda Poussy. Dadda Bilo avec son malagasy Tokana. Un artiste qui n'est plus à présenter, avec son pagne à la couleur de la terre, il est le chanteur engagé qui a commencé sa carrière dans le nord de Madagascar. Parolier, il a écrit des chansons qui ont fait agiter les têtes des adeptes de la musique traditionnelle. « Avy Fanorolahy », est l'une de ses chansons, tube de la fin des années 1990. Elle relate les rites des boxeurs traditionnels avant de monter dans l'arène. Une musique motivante qui l'a permis de prendre le dessus.

Ensuite, le chanteur enchaîne avec un autre morceau devenu l'hymne de la réconciliation nationale, « Malagasy tokana ». Pour faire passer le message, il a su marier le « Korolahy », un rythme pratiqué dans le triangle du Nord, et la poésie Antakarana. Alors que les Malgaches étaient au bord de la guerre civile de 2002, Bilo voit sa popularité monter en flèche. Sa carrière, il en doit à la chanson qu'il a composée. Dès lors, chaque cérémonie d'ouverture, « Malagasy Tokana » est devenu l' « Afindrafindrao » des

« Soatoavina malagasy » Bodo, Vahombey, Jaojoby, Rak Roots, Tence Mena, Tsiliva, Jaojoby, Koezy, Cayla se sont réunis pour produire une chanson. Ces artistes représentants des régions de la Grande-Île, leader d'opinion, souhaitent mettre en exergue le « Fihavanana ».

politiciens ! Bilo Njakatiana, « Mifalia fa malagasy ». Il a grandi dans le Nord de Madagascar. Il a visité de nombreuses villes de la grande-Ile. Njakatiana s'est toujours intéressé à la culture malgache. Dans « Mifalia fa malagasy », l'artiste parle les « dialectes » des six provinces afin de dire à ses inconditionnels qu'il maîtrise bel et bien la langue maternelle de chaque région de la Grande Ile. La méconnaissance des langages est une entrave à la communication. Et ce problème, Njakatiana l' expose dans son clip en disant que la diversité est une richesse.

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