Madagascar: Transport de marchandises - Les limites des charges à l'essieu révisées à la hausse

Les contrôles des charges à l'essieu sont stricts, afin de préserver les infrastructures routières, selon le MATP.

L'Etat a trouvé un juste milieu pour alléger les impacts économiques de la crise de Covid-19 chez les transporteurs de marchandises, tout en respectant les conditions qui garantissent la durabilité des infrastructures routières.

Des mesures dérogatoires ont été prises pour repousser les limites des charges à l'essieu sur les routes nationales. Une décision a été prise, suite à la demande de l'association des transporteurs de poids lourds, qui a fait l'objet d'une réunion entre le MATP (Ministère de l'Aménagement et des Travaux Publics), l'Agence Routière et le MTTM (Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie). « Même si les transporteurs de marchandises peuvent circuler librement, ils sont également impactés par la crise sanitaire et les mesures de confinement appliquées à Madagascar. Suite à l'état d'urgence, les transporteurs de personnes se sont convertis en transporteurs de marchandises.

La concurrence devient rude entre les poids lourds et les fourgons. Par ailleurs, il y a également la concurrence entre les véhicules à 4 essieux et ceux à 5 essieux. Généralement, les véhicules à 5 essieux ont de l'avantage. Pour aider ces transporteurs, un circulaire a été publié par le ministère, indiquant des mesures dérogatoires, en cette période de crise sanitaire », a indiqué Ravohitra Harinala, responsable SIG et Communication auprès de l'Agence Routière.

Nouvelles limites. Les dérogations de décharge concernent les véhicules à 2 et à 4 essieux, et seront en vigueur du 15 juillet au 31 décembre 2020, selon le directeur de la Communication auprès du MATP, Harifidy Haja Rahaingoson. « Pour les types de véhicules isolés à 2 essieux, la limite habituelle des charges maximales était de 19 tonnes. Avec cette dérogation, elle est désormais à 21 tonnes. Au-delà de cette limite, le transporteur doit payer une amende ; et au-delà de 24 tonnes, il est obligé de faire le déchargement partiel sur place, pour respecter la limite de 21 tonnes. En ce qui concerne l'ensemble des véhicules articulés à 4 essieux, la limite habituelle était de 38 tonnes. Aujourd'hui, elle est révisée à 41 tonnes et le seuil pour le déchargement obligatoire est à 45 tonnes », a informé le représentant du MATP.

Durée de vie. Pour le ministère, l'objectif est de favoriser les transporteurs de marchandises, en cette période difficile. Cependant, le respect strict de la limitation des charges maximales autorisées s'impose pour préserver les infrastructures routières. D'après les explications, la durée de vie prévue des routes nationales est calculée suivant le nombre de véhicules qui pourraient y circuler quotidiennement, ainsi que les poids de ces véhicules. Si cette durée de vie était de 15 ans, les infrastructures se sont dégradées en moins de 10 ans, à cause des surcharges. Pourtant, les réhabilitations sont coûteuses.

Selon l'Agence Routière, ces nouvelles charges maximales autorisées sont déjà à la limite de ce que les infrastructures routières peuvent supporter. Pour les ponts sur les routes nationales, par exemple, la limite de charges est généralement de 44 tonnes. Certes, avec les nouvelles mesures dérogatoires, des contrôles stricts s'imposent pour assurer le respect des réglementations, car une tonne de trop à l'essieu pourrait causer des dégâts considérables sur les infrastructures routières.

Plus de: Midi Madagasikara

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