Cote d'Ivoire: Obsèques du Premier ministre - Des prières et des invocations avant le dernier voyage d'Amadou Gon à Korhogo

15 Juillet 2020

Aujourd'hui, aura lieu au stade municipal de Korhogo, l'hommage des populations du district des Savanes et celui des autres régions de Côte d'Ivoire ainsi que des délégations étrangères. Hier le Président de la République Alassane Ouattara, visiblement affecté était à la Grande mosquée de la Riviera Golf, où il y a eu une lecture du saint coranique pour le repos de l'âme du défunt.

Des bénédictions ont été faites pour tous ceux qui ont accompagné le corps à Korhogo où aura lieu l'inhumation du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le vendredi 17 juillet à 14h30 au caveau familial. Cela, après la prière du vendredi suivie de la prière mortuaire à la grande mosquée de Korhogo.

« Que Dieu agrée tous les actes d'adoration qu'il a accompli, que Dieu lui pardonne ses fautes », a dit El Hadj Blacky Koné, président du comité de gestion de la grande mosquée de la Riviera Golf, président du comité d'organisation.

« C'est avec beaucoup d'émotion, de peine, et de douleur que nous avons organisé cette cérémonie. En tant que croyants, nous avons la conviction, en tenant compte de tous les témoignages entendus, et des constances, qui revenaient tout le temps, sur la générosité du Premier ministre, que le Seigneur ne peut que lui pardonner ses péchés, et l'accueillir dans son paradis céleste », a-t-il dit, ému.

Selon l'imam Ousmane Diakité, secrétaire exécutif du Conseil supérieur des imams (Cosim), la prière pour le défunt est importante, parce que, lorsqu'une personne a rendu l'âme, ce qu'elle attend des croyants, ce sont des prières. Des prières pour l'accompagner. Il y en a eu plusieurs formes.

En plus des lectures coraniques, des invocations et la « doua » : l'invocation la plus complète et simple à apprendre. « Plus il y a des invocations et des prières, plus cela est bénéfique pour le défunt » ; a dit l'imam Diakité, qui a indiqué qu'on ne se lasse pas de prier.

Les prières ne se font pas seulement avant l'enterrement, mais aussi après. « Tout le temps, nous devons prier pour nos défunts pour que Dieu ait pitié de leurs âmes et les accueille dans le paradis » ; a-t-il souligné encore.

L'imam Magassouba Cheick-Oumar, d'une des mosquées de Bingerville, a fait savoir hier pour ceux qui ne sont pas partis à Korhogo, que c'était la dernière prière, avant l'inhumation du « Lion ». « Personne ne sera avec lui dans la tombe. Il y sera seul avec ses œuvres. Ce qui facilite la vie tombale, ce sont les prières.

Parce que nous allons l'oublier après », a-t-il indiqué avant de citer un poète arabe, qui dit : « on nous oublie après avoir passé dix jours dans la tombe. Même ceux qui disaient qu'ils ne pouvaient pas vivre sans nous ». Citant ce même poète, il a déclaré : « on ne peut pas empêcher l'arrivée de demain.

Si nous savions que le Premier ministre Amadou Gon allait nous quitter le mercredi 8 juillet, nous aurions demandé à Dieu de tout mettre en œuvre pour que ce jour-là n'arrive pas. Malheureusement, nous sommes des êtres humains. Chacun a son jour, c'est le décret divin ».

A cette cérémonie émouvante étaient présents la veuve du Premier ministre, Assétou Gon, le président de l'Assemblée nationale, Amadou Soumahoro, Adama Toungara, ministre conseiller du Président de la République, le ministre Albert Mabri Toikeusse, et le ministre d'État, ministre de la Défense Hamed Bakayoko, qui était en juin 2019 en pèlerinage à la Mecque, avec le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, en marge du sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), auquel ils ont pris part en Arabie Saoudite.

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