Sénégal: Le G7 et le MEN fixent les règles

16 Juillet 2020

Par visioconférence, le ministre de l'Éducation nationale et le G7 ont échangé sur plusieurs points touchant le bon déroulement de l'année scolaire en cours et l'organisation des examens de fin d'année.

Par ailleurs, la question des passages en classe supérieure pour les classes intermédiaires a été également discutée et il ressort des propositions qui demeurent encore selon le Men « non validé par l'Iaf ».

Aussi quelques recommandations ont été formulées par le Men dans le cadre de l'organisation de l'examen du baccalauréat, et plusieurs d'autres interrogations venant de la part du G7 ont été débattues lors de ces échanges virtuels.

Par visioconférence, le ministre de l'Éducation nationale avec les secrétaires généraux du G7 ont échangé sur la situation scolaire du Sénégal. Une réunion a également vue la participation du Drh, Dexco et du Dfc. Par contre, la commission scientifique était parmi les absents à cette concertation.

En effet, plusieurs points ont été débattus lors de cette concertation. Premièrement sur «la gestion des cas Covid 19 des élèves et enseignants infectés», le ministère de l'éducation nationale compte «renforcer la vigilance et les mesures - barrières dans la discrétion face à la persistance de la pandémie».

Rappelons qu'un cas de contamination a été signalé dans le sud du pays, précisément à Diourbel. Il s'agissait d'un élève de Cm2.

Aussi, le non-respect des gestes barrières par les élèves est palpable. Une forme de banalisation de la maladie qui s'accentue jour après jour. La gestion des classes intermédiaires était également à l'ordre du jour.

Pour le ministère, la continuation de l'enseignement à distance est toujours de primeur. «Apprendre à la maison» indique et recommande clairement le communiqué du Men qui est parvenu à la rédaction du Sud Quotidien.

Dans la même foulée, «1 mois de consolidation» est prévu après l'ouverture en novembre annoncé et décrété par le chef de l'État.

Sur les critères de passage, ledit communiqué fait savoir que «le ministère de l'enseignement national s'appuie sur les critères de passage élaborés et proposés par les IA et Ief» et selon lesdits critères «pas de redoublement pour les élèves en classe de CI, CE1 et CM1».

Par contre lit-on «pour les classes de CP, CE2, les évaluations seront organisées après le mois de consolidation pour déterminer les passants et les redoublants».

Aussi, «le minima pour passer en classe supérieure se situe entre 4 et 4,5 sur 10 et pour le Moyen et Secondaire, la note minimale pour passer en classe supérieure se situe entre 8,5 et 9 sur 20» renseigne ledit communiqué, précisant que «ces différentes propositions de passages ne sont pas encore validées par l'Inspection d'académie et de formation (Iaf) ».

Non sans ajouter que « les critères de passage en classe supérieure seront validés et annoncés au plus tard le lundi prochain ».

Par ailleurs, les conditions touchant l'organisation des examens de fin d'année ont une fois encore été revisitées dans les échanges. Pour cette fois, il ressort que « Aucun changement n'est prévu dans le fond et sur la forme au sujet de l'examen du Certificat de formation élémentaire (Cfe) et l'entrée en 6e.

Maintien également du format et l'éducation physique et sportive (EPS) sera maintenue pour les disciplines individuelles (course et saut)».

Toujours dans ce même registre, le ministère de l'enseignement national rappel que « l'examen du baccalauréat dépend du ministère de l'enseignement supérieur ».

Mais en guise de recommandation, le Men et le G7 votent pour « le maintien des épreuves d'Éducation physique et sportive (Eps) pour les disciplines individuelles ».

Ajoutant que « les réponses à cette recommandation sont attendues dans les prochains jours ». Aussi, annonce qu'il « y aura un allègement des contenus pour terminer les programmes, sauf en mathématiques ».

À ce sujet, rappelons qu'à la réouverture des classes, le ministère de l'éducation nationale a présenté un contenu de programme qui faisait état de la suppression de plusieurs chapitres dans le programme normal des disciplines.

Une décision qui fait déchanter plusieurs acteurs de l'éducation et pousse même certains à parler des «conséquences désastreuses d'une telle manœuvre sur le diplôme des candidats déclarés admis ».

Toujours au sujet de l'organisation des examens de fin d'année, il y aura «le minimum de déplacement des enseignants requis dans le contexte de la pandémie » renseigne le communiqué du Men. Et pour «le mouvement National, le processus est enclenché et la feuille de route adoptée par le Men.

Elle sera mise à la disposition des partenaires sociaux dans les meilleurs délais. Nous ajoutons que la Commission nationale de mutation des enseignants est prévue du 31 août au 7 septembre »

En outre, le G7 participant à cette concertation par visioconférence n'a pas manqué l'occasion d'adresser plusieurs questionnements aux services de Mamadou Talla.

Ainsi après avoir décrié une lenteur administrative, le G7 exige «la reprise du traitement diligent des dossiers par la fonction publique étant donné que toutes les administrations publiques et privées ont repris le travail». A la veille de la fête de Tabaski, la G7 a aussi posé la problématique des avances dues aux enseignants contractuels.

En réponse, le Men dira : «cette avance sera payée à partir du 15 juillet par émission spéciale». Aussi renseigne le ministère de l'éducation nationale, au sujet de la formation des animateurs polyvalents, «ils sont au nombre de 650 environs et seront formés en 2 cohortes selon le Men. La première cohorte (350) sera formée à partir du mois d'août».

Précisant, «qu'aucune date n'est retenue pour la 2e cohorte». Dans ce contexte de la pandémie de la Covid 19, le renouvellement du matériel de protection dans les établissements (masques, thermoflash et détergents) reste l'une des préoccupations phare du G7. Et selon le Men, «toutes les dispositions sont prises pour éviter une rupture».

Pour finir, la prolongation d'activité pour les enseignants nés en octobre 1960 est purement et simplement jugée «non recevable» car explique le Men «le mois d'octobre est un mois de vacances scolaires».

Et de poursuivre : «on ne peut pas légalement demander une prolongation d'activité au moment où l'année scolaire est terminée et l'autre démarre un mois après». Rappelons que les concernés sont au nombre de 49 sur l'étendue du territoire national.

Plus de: Sud Quotidien

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