Sénégal: Formation des agents paramédicaux - Les étudiants exigent la tenue des examens et menacent

16 Juillet 2020

Assistants-infirmiers, infirmiers et sages-femmes d'État sortant de la promotion 2018/2019 crient leur ras-le-bol suite au mutisme de l'État au sujet de l'organisation des examens de fin de cycle. Il s'agit en effet, des étudiants orientés par l'État dans le privé.

Ces derniers après 03 mois de formations «dans des circonstances très difficiles», sont soumis à une «attente interminable» de l'organisation des examens complets pour l'obtention du Diplôme d'État dans les différentes sections ci-devant citées.

En effet, à la fin de la formation, des examens ont été organisés les 28, 29, 30 novembre et le 01 décembre 2019, selon les filières.

Mais depuis, tout semble être au point mort. «Il a fallu attendre 3 mois plus tard, sous la pression des étudiants candidats pour proclamer les résultats d'admissibilité et depuis lors, la deuxième partie de l'examen, c'est-à-dire les épreuves de la pratique, n'ont pas été programmées jusqu'ici alors qu'il y a une deuxième session à faire pour boucler l'examen d'État 2019», regrettent les membres de ce collectif dans une note circulaire rendu public. A la date d'aujourd'hui, ces étudiantes décomptent déjà 07 mois d'attente, «sans espoir».

Un désespoir, qui s'explique selon le collectif par le fait que le ministère de la santé et de l'action sociale ne véhicule aucune information pouvant les édifier sur leur sort. Il a fallu qu'il fasse une demande d'audience à la date du 17 juin pour enfin trouver un interlocuteur en la personne du Directeur de la Division et la formation.

«Malgré cette rencontre, notre souffrance perdure, car après 02 semaines de promesses, rien n'est fait. Nous exigeons que des solutions immédiates soient apportées pour trouver du travail surtout en cette période de riposte de la Covid 19», lance le collectif.

Aussi, ces étudiants disent être contre la politique du recrutement du ministère de la santé dans le cadre de la prise en charge des personnes atteintes de la maladie du nouveau coronavirus.

Rappelons, que ledit ministère a préféré recruter des retraités pour ne pas à faire face soutient le Drh du ministre de la santé «à des manifestations ou mouvements de revendications pour réclamer des contrats d'embauches».

Et à ce sujet, estime ledit collectif de ces étudiants laissés en rade, «certains directeurs d'écoles de formation de santé sont des complices du ministère de la Santé et de l'Action sociale. Il se passe des choses dans le dos des candidats».

Ainsi interpellant le président de la République, et son ministre de la Santé et de l'Action sociale, ils exigent une solution définitive. «Nous comptons passer à la vitesse supérieure si rien n'est fait d'ici la fin du mois de juillet 2020», avertissent des membres du collectif.

Plus de: Sud Quotidien

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