Sénégal: Couplage des élections législatives et locales - Le Ps face au défi de réunification de sa famille

16 Juillet 2020

Alors que l'idée du couplage des élections législatives avec les municipaux et départementaux est de plus en plus agité, le vœu de réunification de la famille socialiste peine toujours à se concrétiser.

Enjeu capital pour l'avenir de cette formation politique qui a régné sur le Sénégal pendant quarante ans, cette réunion semble être une chance pour le Ps de se remettre des neuf années de compagnonnage avec l'Alliance pour la République (Apr) dans la coalition Benno Bokk Yaakaar.

Un an après sa mort, le vœu de réunification de la famille socialiste du défunt Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng avant son décès survenu le 15 juillet 2019 dernier n'est toujours pas exhaussé.

La fortement médiatisation de cette question par les différentes parties concernées par ces retrouvailles dans les jours qui ont suivi l'annonce du rappel à Dieu du maire de la commune de Nguégnène, a cédé la place à un silence total en dépit de l'enjeu que cela représente pour l'avenir du Ps.

En perte de vitesse depuis 2012 après son succès enregistré en 2009 dans le cadre la coalition Benno siggil senegaal qui lui avait permis de remporter plusieurs localités dont les villes de Dakar, Guédiawaye, Diourbel, Louga..., le Ps reste très fragilisé sur le terrain politique.

Ses neuf années de compagnonnage avec l'Alliance pour la République (Apr) dans la coalition Benno Bokk Yaakaar lui ont fait perdre la plupart de ses bastions politiques au profit de son allié qui n'avait pas hésité une seule fois lors des dernières élections locales et départementales, à se lancer à la conquête de ses traditionnels bastions politiques.

Résultat : sur les 554 communes environ que compte le Sénégal, seul 47 échappent aux partisans du président de la République.

Et dans les rares localités où il avait réussi à résister à son allié «agresseur», comme à Dakar, le Ps a aujourd'hui perdu son rang de majorité Ps avec l'exclusion du Khalifa Sall et ses camarades.

A cela s'ajoute également le fait que le décès de Doudou Issa Niass et d'Ousmane Tanor Dieng respectivement maires de la commune de Biscuiterie et de Nguégnène a fait basculer ces deux communes sous le contrôle d'adversaires politiques du Ps.

Au regard de cette situation, Aminata Mbengue Ndiaye et ses camarades semblent aujourd'hui disposer de très peu de marge de manœuvre.

D'autant plus que l'idée du couplage des élections législatives avec les joutes municipales et départementales est de plus en plus agitée par des proches du président de la République.

Pour garder l'espoir de tenir tête à l'Apr au cas où ces élections se tiendraient comme retenu avant le 28 mars prochain, le Ps a réalisé ce vœu d'une réunification de ses responsables, émis par son défunt Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng et de faire bloc ensemble et ainsi mettre toutes les chances de leur côté afin de ne pas encore vivre la boulimie de l'Apr qui n'avait pas hésité, lors des dernières législatives, à s'adjuger à elle seule 97 sièges sur les 125 remportés par Benno Bokk Yaakaar.

Plus de: Sud Quotidien

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