Angola: La BPC remet 192 lettres de préavis de licenciement

Luanda — La Banque d'épargne et de crédit (BPC) a déjà remis fin juin les lettres de mise en demeure aux travailleurs visés par le licenciement, suite à la fermeture de 53 succursales et postes d'assistance dans certaines provinces du pays, a annoncé le syndicat des banquiers.

Selon le président du Syndicat national des employés bancaires de l'Angola (SNEBA), Filipe Makengo, qui s'entretenait vendredi avec l'ANGOP, les lettres de mise en demeure ont été remises le 29 juin aux travailleurs, qui n'avaient plus accès aux installations, pour la l'accomplissement de leurs tâches quotidiennes.

«La situation n'a pas été facile à digérer, car elle a pris les travailleurs au dépourvu, moralement et psychologiquement ébranlés», a déploré le dirigeant syndical en défense des employés de banque, après avoir défendu une période de clarification et de sensibilisation opportune.

Pour éviter les licenciements, Filipe Makengo fait valoir que les dirigeants de la BPC devraient favoriser la variante de résiliation de contrat d'un commun accord et la conversion des excédents pour les entreprises et la retraite anticipée, avec un package incitatif et des avantages attractifs.

Malgré la démarche déjà franchie par le Conseil d'administration de la BPC, dans le cadre du programme de restructuration, il précise que la commission syndicale de la BPC négocie avec le conseil, dans le but de trouver des solutions qui satisfont les parties.

Quant à l'idée d'appeler à une grève des travailleurs, Filipe Makengo a admis qu'elle ne peut avoir lieu que si le dialogue échoue.

"Nous espérons qu'il ne sera pas nécessaire de suivre ces voies ou solutions. Avez-vous déjà imaginé une grève dans le secteur bancaire?

Pas même avec la réquisition civile. Les dommages seraient graves et coûteux", a-t-il demandé, le responsable faisant toujours un appel au dialogue permanent.

Le responsable de la direction du SNEBA dénonce encore de ne pas avoir considéré de nombreuses situations que la LGT protège, encore renforcées par des décrets présidentiels résultant de l'état d'urgence.

Il a déclaré que les dirigeants de la banque avaient encore le temps de réfléchir et de revoir la décision prise.

Le SNEBA comprend la nécessité du plan de restructuration, sachant que c'est un processus qui a été reporté de manière cyclique par les administrations éphémères, qui, au cours des 4 dernières années, ont transité par l'institution bancaire.

"Nous pensons qu'étant donné le moment d'instabilité sociale dérivé de la pandémie du COVID 19 que traverse le pays, il serait souhaitable que les gestionnaires retardent le processus de restructuration", a-t-il défendu.

Le plan de restructuration de la BPC prévoit le redimensionnement de l'effectif, renvoyant 1 600 travailleurs chez eux, dont ce nombre exclut les travailleurs qui passeront à la retraite. Ce chiffre devrait être atteint d'ici à 2023, en raison de la fermeture de plusieurs succursales et postes d'assistance.

Dans les dernières déclarations du président du Conseil d'administration de la BPC, André Lopes, il était garanti, en plus de l'indemnité prévue par la loi générale du travail, une compensation calculée en vertu de la loi générale du travail et une compensation financière de 20%.

Pour que les salariés soient couverts par des licenciements d'un commun accord, la banque s'engage à maintenir une assurance maladie pendant six mois.

La réduction de l'effectif est le résultat d'une série de mesures adoptées pour réduire les coûts d'exploitation, qui sont actuellement bien supérieurs aux bénéfices, selon son président André Lopes, dans un récent message adressé aux travailleurs.

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