Mali: Crise socio-politique - Le M5-Rfp rejette les propositions de la CEDEAO

Négociations M5 et le gouvernement malien avec la délégation de la CEDEAO
20 Juillet 2020

La délégation de la Cedeao conduite par l'ancien président de la République de la Fédération du Nigéria, Goodluck Ebele Jonathan, pour une mission de négociation dans le but de trouver une solution à la crise sociopolitique au Mali, a terminé sa mission hier, dimanche 19 juillet.

Dans le communiqué sanctionnant les 5 jours de négociation, la mission de la Cedeao se réjouit de l'adhésion de toutes les délégations aux mesures de sortie de crise proposées, à l'exception du Comité Stratégique du M5-RFP.

Statu quo ou impasse dans la crise sociopolitique qui secoue le Mali, depuis un moment, faisant plus d'une dizaine de morts lors de manifestations ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la mission de la Cedeao conduite par l'ancien président de la république de la Fédération du Nigéria, Goodluck Ebele Jonathan, n'est pas parvenue à arrondir les angles. ou du moins, le M5-rFP n'a pas adhéré aux propositions faites par la mission de la Cedeao.

Dans un communiqué rendu public hier, dimanche 19 juillet, marquant ainsi la fin d'une mission de négociation de 5 jours au Mali, du 12 au 19 juillet, la mission de médiation dit «se féliciter de l'adhésion de toutes les délégations rencontrées aux mesures proposées, à l'exception du Comité stratégique du M5- RFP».

Pour autant, ladite délégation promet de mettre tout en œuvre «pour la réalisation effective des mesures proposées et demeurera saisie de la question. Un rapport sera soumis à un prochain sommet de la Conférence des Chefs d'état et de Gouvernement de la Cedeao».

Quid des propositions de sortie de crise faites aux différents belligérants dans la recherche de solution de sortie de cette crise sociopolitique qui secoue le pays voisin ?

Dans la note, le président Goodluck Ebele Jonathan et compagnie informent que, concernant la reconstitution de Cour constitutionnelle, ils ont recommandé «en attendant le règlement des différends sur les élections législatives, que le Président de la république et le Conseil supérieur de la Magistrature nomment chacun 3 membres de la Cour constitutionnelle.

Les nominations relevant du Président de la république se feront sur une base consensuelle, en associant toutes les parties prenantes, en conformité avec l'article 91 de la Constitution de la république du Mali de 1992. Les 6 membres de la Cour nommés satisfont ainsi l'exigence du quorum.

La Cour ainsi reconstituée devra délivrer et réexaminer les résultats des élections législatives concernant les trente et un députés en question».

Poursuivant, il a été proposé aux parties prenantes «qu'- près la résolution du litige sur les 31 sièges de l'Assemblée Nationale par la Cour constitutionnelle, l'Assemblée nationale reconstituée pourra, sur une base consensuelle, nommer ses trois (3) membres pour compléter la formation de la Cour Constitutionnelle».

Parmi les propositions faites, il faut noter la nécessité de mettre de toute urgence un «gouvernement d'union nationale», sur la base du consensus et tenant en compte les recommandations du dialogue national inclusif et des propositions de répartitions suivantes : «cinquante pour cent (50%) des membres du gouvernement proviendront de la coalition au pouvoir ; trente pour cent (30%) des membres du gouvernement proviendront de l'opposition ; et vingt pour cent (20%) des membres du gouvernement proviendront de la société civile».

La mission dirigée par le président Goodluck Ebele Jonathan informe, par ailleurs, avoir rencontré le président malien, Ibrahim Boubacar Keita et son gouvernement, ainsi que l'ensemble des parties prenantes. A noter, par ailleurs, que le M5-RFP exige toujours la démission du président du Mali.

Plus de: Sud Quotidien

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.