Cameroun: Promotion du cinéma camerounais - La touche de Mary-Noël Niba

La réalisatrice et productrice camerounaise a initié le Cinéclub N'kah afin de faire découvrir les productions locales aux Camerounais et les amener à renouer avec les salles obscures.

Les films camerounais de haute facture ne sont pas accessibles et connus du public local. Ils sont généralement diffusés lors des festivals, mais ces derniers se tiennent le plus souvent dans des salles vides. Certains opérateurs économiques locaux hésitent à produire des films portés par des réalisateurs camerounais, car ils ont l'habitude de ne regarder que les navets qu'une chaîne de télévision locale, qu'on ne citera pas, diffuse. Sans oublier l'addition salée de la fermeture des salles de cinéma qui a occasionné un désamour entre les films camerounais et les cinéphiles locaux. C'est dans le but d'apporter de la lumière dans ce secteur d'activités dont les lampions peinent à scintiller, que la réalisatrice et productrice camerounaise, Mary-Noël Niba, a décidé de mettre sur pied le Cinéclub N'Kah sous la bannière de l'Association Tell And Be Africa. Les grandes articulations de l'évènement dont la première session se tiendra ce weekend à Yaoundé ont été récemment dévoilées au cours d'un point de presse sur la Toile.

Il sera question de faire découvrir au public des films africains en général et camerounais en particulier, en présence des réalisateurs, et professionnels du cinéma. « Pendant longtemps, le public camerounais a pensé qu'on n'a pas de films. L'idée est de créer une périodicité et une régularité pour que le public puisse aller à la rencontre de notre identité culturelle. Nous allons revisiter les films camerounais qui ont marqué le monde de par leur qualité artistique et culturelle. Ce sera des productions qui ont remporté des prix à l'extérieur et permis au monde de découvrir la culture camerounaise », a relevé la promotrice du Cinéclub N'kah. Objectif : « fabriquer une pépinière de cinéphiles sur laquelle on pourra compter pour une meilleure fréquentation des différents festivals organisés au Cameroun ».

Le premier clap de cet évènement salué par le ministère des Arts et de la Culture sera posé le 24 juillet pour les adultes avec à l'affiche, le court métrage multi-primé « Beleh » de la réalisatrice camerounaise Assam Christa Eka et « Un amour pendant la guerre » de la talentueuse Osvalde Lewat. Ce sera à partir de 17h30 à la salle Sita Bella sise au ministère de la Communication. Le tapis rouge sera déroulé le lendemain aux tout-petits à l'occasion de la projection du premier long métrage 3D entièrement produit au Cameroun, « Minga et la cuillère cassée » de Claye Edou.

Comme l'a souligné Mary-Noel Niba, chaque session de Cinéclub N'Kah se tiendra sur deux jours : le vendredi en soirée pour le public adulte et le samedi en matinée pour les enfants de 11 à 17 ans. Les séances seront agrémentées par une dégustation d'amuse-gueules et de boissons non alcoolisées du terroir, offerts par le comité d'organisation. Cependant, il faudra réserver sa place via l'adresse : tabacameroun@gmail.com. Les séances se feront à Yaoundé pour un début et s'étendront à d'autres villes du pays.

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