Congo-Kinshasa: Large consensus pour un processus électoral crédible - 2023 - Le scientifique Bob Kabamba à la manœuvre

Le tout dernier séjour du Chef de l'Etat congolais au Royaume de Belgique commence à laisser transparaître les vrais enjeux de ce déplacement très discret. En tant que garant du bon fonctionnement et de l'équilibre des institutions, Félix Tshisekedi veut s'assurer d'une indépendance sans faille de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en vue d'un processus électoral crédible à l'échéance 2023. Aussi, le premier citoyen congolais a-t-il jeté son dévolu sur un des ses compatriotes, un scientifique de renom évoluant sur le sol belge, en l'occurrence Bob Kabamba. Ce dernier s'attèle à planté le décor pour un large consensus autour du cadre organique de la Centrale électorale, du mécanisme de désignation de ses animateurs de même que la résolution des contentieux électoraux. Un nouveau dialogue profile donc à l'horizon.

Toujours dans ce même contexte, le collectif de 13 leaders dont le Professeur Jacques Djoli et le respectable acteur politique Henri Thomas Lokondo, est entré en dance le 11 juillet dernier. Ces élites ont lancé un appel à la classe politique et la population congolaise sur le consensus dans le processus électoral de 2023. Ce n'est pas un fait anodin vu les liens scientifiques entre le Professeur Bob Kabamba, expert associé à la rédaction de la Constitution du 18 février 2006, et certains de ces leaders.

Dans cette démarche de large consensus, deux confessions religieuses de premier plan, l'église Catholique via la CENCO et l'église Protestante, ont d'ores et déjà donné leur accord de principe pour un forum d'experts électoraux afin de sortir de l'impasse, de la crise. Pendant que des manifestations de rue se faisaient à Kinshasa et dans l'arrière-pays pour barrer la route à la désignation cavalière de Ronsard Malonda comme successeur de Corneille Nangaa à la tête de la CENI, Bob Kabamba se déplaçait pour Nkamba en vue d'échanger avec le chef spirituel kimbanguiste sur ce dossier brûlant.

Cette initiative avance sans faire trop de bruits. Celle-ci est appuyée par des puissances occidentales dont la Belgique, la Grande-Bretagne, l'Union Européenne et les USA en vue de garantir à la RDC des élections crédibles et libres pour tourner la page des cycles électoraux chaotiques passés. Avec sa casquette de juriste et politique, Bob Kabamba a échangé avec Azarias Ruberwa, le Ministre en charge des réformes institutionnelles. Il se serait aussi imprégné de la proposition de réforme de la CENI du Député national Christophe Lutundula, laquelle a été transmise au bureau de l'Assemblée Nationale depuis septembre 2019.

En déclarant que les délégués de deux camps, FCC - CACH, tentaient dans la mesure du possible d'aplanir les divergences, le Président de la RDC a donné le ton de ce qui se trame dans la discrétion la plus totale : un dialogue électoral. Un deuxième tête-à-tête Félix Tshisekedi - Bob Kabamba est prévu pour des dispositions pratiques qui permettraient un atterrissage en douceur. Quels seront les termes de référence ?

Les 13 leaders et personnalités politiques et sociaux ont sans doute éclairé la lanterne de l'opinion sur cette préoccupation. Rechercher le consensus sur le processus électoral qui devra traiter des questions des réformes de la CENI, de la révision constitutionnelle, de la révision consistant à ramener les élections à deux tours, les orientations essentielles sur la loi électorale et de l'installation du nouveau bureau de la CENI. L'appel à toutes et à tous de transcender les clivages de toutes sortes pour progresser dans la voie de la concorde nationale et du respect des valeurs républicaines et démocratiques.

De son côté, le Comité Laïc de Coordination (CLC) exige avant tout l'audition et l'examen du rapport d'activités de l'équipe sortante de la CENI, y compris l'audit des comptes et des dépenses effectuées ainsi que la révision de la loi de la CENI.

N'ayant aucune ambition personnelle en RDC, le scientifique Bob Kabamba a l'avantage de rassurer et de parler à toutes les parties en présence. Sa parfaite connaissance de l'ensemble de la classe politique de même que de la Constitution congolaise dont il a participé à l'élaboration, est avérée. De même que la compétence de cet enseignant congolais à l'Université de Liège en Belgique. Raison pour laquelle, il a été désigné pour être à la manœuvre d'un dialogue électoral sur la terre de ses ancêtres. Il se trouve dans l'approche qui exclut tout partage équitable et équilibré du pouvoir. Le Président de la République n'aurait pas vu d'inconvénients qu'une telle initiative aboutisse.

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