Congo-Kinshasa: 80 hauts cadres de la PNC signent un acte d'engagement à lutter contre les violences sexuelles

communiqué de presse

Quatre-vingt (80) hauts cadres de la Police Nationale Congolaise (PNC), dont sept (7) femmes, ont été sensibilisés du 15 au 16 Juillet 2020, à Kinshasa, à propos du Plan d'action triennal contre les violences sexuelles, au cours d'un atelier financé par la Police MONUSCO (UNPOL) et appuyée par son Unité Genre. Parmi ces cadres, des directeurs et chefs de services centraux, commandants d'unités, ainsi que des chefs de services des districts et commissariats.

L'objectif de ce Plan d'action est, non seulement, d'éradiquer les violences sexuelles commises par les membres de la PNC, mais aussi, formuler une réponse efficace et effective aux violences sexuelles en République Démocratique du Congo (RDC) en général, et surtout de lutter contre l'impunité et protéger les victimes et les témoins.

Au cours de cet atelier, les commandants des grandes unités ont été invités à s'imprégner du Plan d'action et de ses obligations, pour une meilleure prévention et répression des violences sexuelles, puis ont signé, chacun, un acte d'engagement à lutter contre les violences sexuelles.

« C'est un acte salutaire, montrant la volonté et l'engagement de ces autorités policières à combattre, sans merci, les violences sexuelles au sein de leurs unités et services respectifs », a déclaré le chef de l'Unité Genre de UNPOL, Yao Adolphe N'Gatta, facilitateur de cet atelier.

C'est un acte salutaire, montrant la volonté et l'engagement de ces autorités policières à combattre, sans merci, les violences sexuelles au sein de leurs unités et services respectifs.

Pour le Général Wiem Chadlia Jrad Ep Jarboui, cheffe a.i. de la Composante Police MONUSCO, cet atelier s'inscrit « en droite ligne de la mise en œuvre du Plan d'action et du respect des engagements pris par la RDC devant les Nations Unies. » Elle a réitéré « l'engagement de la MONUSCO à accompagner le gouvernement congolais, en général, et la PNC en particulier » dans l'objectif de réduire, voire éradiquer, « les violences sexuelles commises par la PNC et protéger les victimes et témoins ».

Montrant l'exemple, le Commissaire général adjoint en charge des opérations et de l'administration de la PNC, le Général Philémon Patience Yav, a lu et signé l'acte d'engagement. Il a exhorté ses collègues « à lutter farouchement contre les auteurs de violences sexuelles et à mettre en œuvre les clauses contenues dans les actes d'engagements, afin de préserver l'image du Policier congolais qui devrait sortir de la liste noire dressée par les Nations unies ».

Le Général Yav a ainsi instruit tous les Commandants de prendre toutes les mesures nécessaires pour observer la « Tolérance zéro en matière de violences sexuelles ».

Quant à la conseillère du Chef de l'État en charge de la jeunesse et la lutte contre les violences faites à la femme, Madame Chantal Yelu Mulop, qui coprésidait la cérémonie avec la cheffe UNPOL a.i., elle a mis les hauts cadres de la police nationale congolaise devant leurs responsabilités.

« Je vous demande de jouer votre rôle qui consiste à enquêter et à arrêter les auteurs de violences sexuelles, même perpétrées par la PNC, et de vous engager à être les acteurs de la mise en œuvre de ce plan », a-t-elle dit aux participants.

La cérémonie d'ouverture de l'atelier, qui a eu lieu dans la salle (DRH) du commissariat général de la PNC à Kinshasa, a aussi connu la présence du Directeur de Cabinet du Vice Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, ainsi que d'autres invités de marque.

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